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Étude sur le troisième lien: un gaspillage de fonds publics, disent les verts

Étude sur le troisième lien: un gaspillage de fonds publics, disent les verts
Photo d'archives, Pascal Huot

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L'étude d'opportunité pour le troisième lien est un pur «gaspillage de fonds publics», selon les groupes environnementaux.

«Il n'y a rien de nouveau. Pour nous, ça demeure 20,5 millions $ de gaspillage de fonds publics», a commenté, à chaud, le directeur général du Conseil régional de l'environnement, Alexandre Turgeon.

«On va espérer que le résultat des études va être cohérent avec ce qu'on connaît en matière de transport et nous recommander de n'absolument pas élargir quelque lien que ce soit. Si les études sont faites correctement, on va dire qu'il faut qu'on arrête d'aller dans cette voie-là, qui ne fait qu'aggraver la qualité de nos milieux de vie.»

Le directeur général du Conseil régional de l'environnement, Alexandre Turgeon, et le directeur général d'Accès transports viables, Étienne Grandmont
Photo d'archives, Simon Clark
Le directeur général du Conseil régional de l'environnement, Alexandre Turgeon, et le directeur général d'Accès transports viables, Étienne Grandmont

«Fausses solutions»

M. Turgeon estime que l'«obsession d'améliorer la fluidité» de la circulation ne fait qu'apporter de «fausses solutions» comme celle d'élargir des infrastructures routières et donc inciter les gens à utiliser davantage leur automobile.

«Les gens de la Rive-Sud n'ont pas le monopole des problèmes de congestion à Québec. C'est assez insignifiant le nombre de gens qui viennent de la Rive-Sud le matin pour entrer sur la Rive-Nord. C'est 18 000 autos seulement», ajoute-t-il, pas davantage que de gens en provenance des autres secteurs périphériques. «C'est complètement aberrant de dire qu'on va mettre trois, quatre milliards pour ajouter 4000 à 5000 autos qui pourraient se déplacer autrement.»

«Objectivité»

Le directeur général d'Accès transports viables, Étienne Grandmont, se réjouit que l'étude vise à analyser la question objectivement. Le gouvernement devrait davantage se concentrer à trouver des moyens pour inciter les gens à prendre davantage le transport collectif, croit-il.

Selon lui, il faudrait «dépolitiser» la gestion des transports. «Il faut sortir des cycles électoraux pour la prise de décision pour des enjeux qui sont aussi importants que ça.»

Régis Labeaume, souligne M. Grandmont, «défend les intérêts des gens qui ont voulu l'élire» puisque le résultat des dernières élections démontre selon lui que les gens de Québec sont davantage en faveur d'un réseau de transport structurant que d'un troisième lien.