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Troisième lien: «la population a droit à la vérité», dit Labeaume

Le maire de Québec, Régis Labeaume
Photo Stevens LeBlanc Le maire de Québec, Régis Labeaume

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Régis Labeaume se réjouit que les élus cèdent maintenant la place aux experts dans le débat sur le troisième lien. Parce que les politiciens « disent à peu près n’importe quoi ».

« Il est vraiment temps qu’on entende des professionnels nous donner des réponses techniques, scientifiques et financières sur ce projet », a lancé le maire de Québec, qui participait lundi matin à l’annonce du lancement des appels d’offres pour l’étude d’opportunité du projet de troisième lien. Le débat s’est poursuivi en soirée au conseil municipal.

Labeaume a parlé de « magma politicien démagogue », en réponse à la première intervention à l’hôtel de ville du chef de l’opposition, Jean-François Gosselin, qui portait justement sur le troisième lien et dans laquelle il reprochait au maire de retarder le projet. « Si ce matin on avait eu un maire de Québec qui s’était positionné favorablement à ce projet-là, nous aurions eu une conférence de presse pour annoncer qu’on va de l’avant avec le projet de troisième lien à l’est. »

Le maire de Québec, Régis Labeaume
Photo Stevens Leblanc

« Personne ne retarde rien », a réagi M. Labeaume. « C’est faux, c’est un mensonge. Quelle que soit l’attitude de tout le monde, l’échéancier sera le même. »
Lors d’un briefing technique, le directeur du Bureau de projet du troisième lien, Stéphane Dallaire, a expliqué que l’étude d’opportunité est une étape incontournable du processus, pour tout projet d’infrastructure de 100 millions $ et plus.

10 à 15 ans avant la réalisation

« Il faut dire la vérité, a poursuivi M. Labeaume. Ce qui est difficile à admettre, pour ceux qui ne veulent même pas attendre les études et décident qu’avant toute étude, on veut un troisième lien, c’est de comprendre qu’il n’y aura jamais, dans la meilleure des hypothèses, de troisième lien avant 10 ou 15 ans. »

Lehouillier salue l’annonce

Le maire de Lévis, qui a mis beaucoup de pression sur le provincial dans les derniers mois pour mousser le projet de troisième lien, a salué la « volonté très claire de la ministre Tremblay ». À n’en point douter, le gouvernement libéral est revenu dans ses bonnes grâces. « On est au diapason avec le gouvernement », a-t-il commenté après le point de presse.

« Moi, j’ai toujours dit qu’un troisième lien, il ne faut pas s’attendre à une livraison avant 8 ou 10 ans, donc on est pas mal dans les échéanciers que nous-mêmes on avait quand on en discutait publiquement », a-t-il déclaré en mêlée de presse. Même si la zone d’étude du projet s’étend à l’ouest jusqu’à Saint-Augustin, M. Lehouillier demeure confiant qu’au terme du processus, le gouvernement tranchera pour un troisième lien à l’est.

« Traditionnellement, depuis le début des années 60-70, le ministère des Transports a toujours travaillé sur un lien à l’est de la ville. À mon avis, ça va être assez difficile de faire autrement. »

– Avec la collaboration de Jean-Luc Lavallée