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Troisième lien: Labeaume «ralentit le processus», accuse Gosselin

Les deux conseillers élus de Québec 21, Jean-François Gosselin et Stevens Mélançon
Photo Daniel Mallard Les deux conseillers élus de Québec 21, Jean-François Gosselin et Stevens Mélançon

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Le troisième lien entre Québec et Lévis pourrait voir le jour plus rapidement si Régis Labeaume cessait de «ralentir le processus», accuse le chef de l’opposition Jean-François Gosselin.

Le chef de Québec 21, qui fait son entrée officielle à l’Hôtel de Ville lundi soir à la suite de la confirmation de son élection par le tribunal, n’a pas manqué d’écorcher le maire Labeaume à sa première sortie.

«Ce matin, ce qui est apparu très clair, c’est que le maire de Québec est contre, il ne veut rien savoir d’un troisième lien tout court. Il parle d’un troisième lien à l’ouest parce qu’il sait que ça ne fait aucun sens», a martelé M. Gosselin lors d’une mêlée de presse en fin d’après-midi, avant la séance du conseil.

«Si le maire était pour, ce matin, on aurait assisté à une autre conférence de presse pour annoncer le début du projet, le début des travaux, a-t-il poursuivi. On serait en mode projet (...) Ce n’est pas le cas parce que le maire de Québec demande à ce qu’on lui prouve qu’il y a un gain net pour les gens de Québec. À cause du maire de Québec, on est obligé de ralentir le processus et de regarder un horizon de construction de 7 à 10 ans. Le leadership de Régis Labeaume fait défaut dans le projet», a-t-il déploré.

Le gouvernement Couillard a annoncé, plus tôt en matinée, le lancement d’un appel d’offres pour l’étude d’opportunité. Lors d’un breffage technique, le directeur du Bureau de projet du troisième lien Stéphane Dallaire a pris le temps d’expliquer les nombreuses étapes du processus, incontournables pour tout projet d’infrastructure de 100 M$ et plus.

Confronté à cette réalité, M. Gosselin persiste et signe. Il maintient que l’attitude du maire représente un frein au projet. «C’est beaucoup trop long, le temps presse. Pendant ce temps-là, on perd du temps et de l’argent et ça coûte cher, tout ça parce que le maire de Québec ne fait pas preuve de leadership comme il devrait le faire», a-t-il martelé.

Le chef de Québec 21 a néanmoins souligné l’annonce du gouvernement et l’avancement du dossier, s’attribuant une partie du mérite. «On prend du crédit pour ça. On en a parlé amplement pendant la campagne électorale et depuis qu’on a annoncé la fondation de notre parti en avril.»

Démocratie Québec s’en remet aux études

De son côté, le conseiller de Démocratie Québec, Jean Rousseau, s’en remet aux études «tout à fait pertinentes» qui seront menées par le ministère des Transports dans les prochaines années, avant de prendre position.

«Ce sont des investissements majeurs dont on parle. Comme nous l’avions dit lors de la dernière campagne, nous jugeons qu’un troisième lien est un investissement trop important pour improviser une décision à ce sujet. Nous ne sommes pas convaincus de la pertinence d’un tel lien à l’heure actuelle alors laissons le temps de bien faire les études et on verra à ce moment-là», a-t-il commenté.

«Je peux vous annoncer que la prochaine campagne électorale municipale (en 2021) va porter sur le troisième lien», a prédit M. Rousseau.