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«Michel Therrien sera de retour derrière un banc»

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Photo Ben Pelosse À 44 ans, Mike Yeo a assurément un très bel avenir dans la LNH.

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Casser du sucre sur le dos de Michel Therrien est encore une fois à la mode présentement, même s’il n’est plus l’entraîneur-chef du Canadien depuis 10 mois.

C’est facile de le faire, surtout qu’on sait très bien que les chances qu’il réponde à ceux qui portent des accusations contre lui sont très minces.

Un qui le connaît très bien est l’entraîneur des Blues de Saint-Louis, Mike Yeo. Il a travaillé avec Therrien pendant six ans dans l’organisation des Penguins de Pittsburgh.

Lors d’une conversation avec Yeo la semaine dernière, il a voulu remettre les pendules à l’heure lorsque je lui ai simplement demandé s’il était encore en contact avec celui qui avait décidé de le nommer entraîneur adjoint avec les Penguins en 2006.

« Il n’y a aucun doute dans mon esprit que Michel sera de retour derrière un banc. La perception que bien des gens ont de lui est tout simplement injuste. On dit qu’il est dur. Vous savez quoi, c’est difficile d’implanter une culture dans une organisation. C’est difficile de demander aux joueurs un style de jeu qui va vous faire gagner. C’est difficile d’imposer une structure aux joueurs. Michel est une des personnes les plus loyales que je connaisse. Il est exigeant et si vous ne faites pas les choses de la bonne façon, vous allez le savoir. Mais si vous faites les choses correctement, ce gars-là va défoncer des murs pour vous. »

Ça résume bien la réalité.

Son propre chemin

Yeo est devenu entraîneur-chef seulement en 2010, alors qu’il a occupé ce poste pendant seulement une saison avec les Aeros de Houston avant de devenir le chef d’orchestre derrière le banc du Wild du Minnesota la saison suivante.

Depuis la saison dernière, il occupe le même poste avec les Blues, qui représentent une des meilleures formations de la LNH présentement. Le secret de Yeo est très simple. Il s’inspire des entraîneurs pour qui il voulait se défoncer soir après soir au niveau junior ou dans la ligue américaine. Et pour lui, la communication est l’aspect le plus important de son travail.

« Je me soucie des gens et je mets consciemment des efforts pour le dire à mes joueurs. Ils méritent tout mon respect et ils méritent d’être respectés. Est-ce que ça veut dire que je ne peux pas les pousser à être meilleurs ou encore à devenir de meilleurs joueurs ? Non. Ce sont des êtres humains avant tout et la meilleure façon de tirer le maximum de chaque joueur, c’est de les guider et de comprendre que chaque personne est différente. »

L’avenir de la profession

Et le défi est grand au chapitre de la gestion des personnalités. Le capitaine des Blues, Alex Pietranglo, me disait que Yeo donne toujours des directives à son groupe et qu’il est très exigeant, mais qu’il comprend que les personnalités des joueurs sont différentes, alors qu’il y a aussi bien des joueurs qui proviennent de cultures différentes.

« Je me demande souvent à quoi va ressembler notre profession dans cinq ans, souligne Yeo. Mes joueurs qui ont entre 30 et 35 ans n’ont pas été élevés comme les jeunes de 20 ans qui arrivent dans la LNH. Ils ont grandi avec une technologie bien différente des plus vieux. Aujourd’hui, tout est basé sur la vitesse du jeu, mais dans cinq ans, qu’est-ce qui fera la différence entre un bon entraîneur et un autre qui se démarque ? J’y pense constamment afin de m’assurer de demeurer crédible dans ce que je fais. »

À 44 ans, Mike Yeo a assurément un très bel avenir dans la LNH et il pourrait bien devenir le prochain entraîneur que bien des équipes aimeraient avoir derrière un banc, un peu comme Mike Babcock aujourd’hui. Il lui manque seulement une Coupe Stanley pour mettre un point d’exclamation sur sa jeune carrière d’entraîneur-chef.

Karlsson sur le marché ?

Mon collègue Elliotte Friedman, du réseau Sportsnet, a lancé une bombe samedi soir lorsqu’il a parlé de la possibilité de voir les Sénateurs échanger Erik Karlsson. Selon mes informations, le contrat de Karlsson stipule que le 1er juillet dernier, il devait donner aux Sénateurs une liste de 10 équipes auxquelles il ne voulait pas être échangé. Si Karlsson devait être échangé, je serais surpris que ce le soit durant la saison. Ce genre de transaction se conclut beaucoup plus à la fin de juin, afin d’obtenir le maximum en retour. Et, soyons honnêtes, les Sénateurs ne peuvent se tromper en échangeant un des meilleurs défenseurs de la LNH. Pour ce qui est de ses insuccès cette saison (fiche de -16), il ne faut pas oublier qu’il a subi une opération majeure au pied l’été dernier après avoir souffert le martyre lors des séries éliminatoires. Karlsson deviendra joueur autonome sans compensation le 1er juillet 2019.

Pas assez d’arrêts clés

La direction des Sénateurs est bien au fait du problème, mais sera-t-elle en mesure de le régler ? Les deux gardiens de l’équipe ont une moyenne supérieure à 3,00 et ils ne font tout simplement pas d’arrêts importants pour donner une chance à leur équipe de gagner. Craig Anderson n’est plus que l’ombre de lui-même cette saison et accorde beaucoup trop de buts. Pour ce qui est de Mike Condon, il ne pourra jouer le rôle de sauveur, lui qui n’a que deux victoires en huit départs cette saison. Je vous disais il y a deux semaines que plusieurs directeurs généraux tentent de trouver des solutions aux lacunes qu’ils ont devant le filet et il est évident que les Sénateurs font partie du groupe.

Cam Talbot de retour bientôt ?

Les Oilers pourraient bien avoir du renfort sous peu. Cam Talbot a patiné encore une fois samedi matin avant la rencontre face au Canadien et il a souligné au groupe d’entraîneurs par la suite qu’il se sentait très bien. Reste à voir si les Oilers vont être encore patients, eux qui ont grandement besoin de victoires afin de revenir dans le haut du classement. La blessure au haut du corps de Talbot n’a pas été jugée sérieuse au départ et c’est pourquoi on a parlé d’un minimum de deux semaines d’absence. Un retour au jeu cette semaine est donc très possible, mais il devra s’entraîner avec ses coéquipiers auparavant.