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La piste djihadiste se précise dans l’attentat de New York

Terror Suspect Explodes Bomb At NY's Port Authority Bus Terminal
AFP

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NEW YORK | La piste du jihadisme se précise pour l’attentat survenu lundi matin près de Times Square à New York, plusieurs médias confirmant que le suspect a déclaré à la police avoir agi sous l’influence de l’organisation État islamique.

Le gouverneur de l’État de New York, Mario Cuomo, avait indiqué un peu plus tôt que le suspect, interpellé après avoir fait exploser partiellement une bombe artisanale attachée à son corps, semblait avoir «été influencé» par les groupes djihadistes.

La police n’a pas immédiatement confirmé ces informations.

Selon le New York Times et d’autres médias, citant des sources policières, le suspect a confié aux policiers avoir été inspiré par l’ÉI.

Il aurait choisi le passage souterrain très fréquenté qui relie la célèbre place de Times Square à la gare routière de Port Authority, en raison de ses écrans et affiches liés à Noël, qui lui auraient rappelé les attaques perpétrées au nom de l’ÉI sur des marchés de Noël en Allemagne.

Il aurait aussi voulu se venger des frappes américaines contre l’ÉI en Syrie et ailleurs, selon des responsables des forces de l’ordre cités par le quotidien.

La police a identifié le suspect, qui a été hospitalisé, comme étant Akayed Ullah, 27 ans. Vivant à Brooklyn, il est arrivé aux États-Unis en 2011 sur un visa de regroupement familial.

L’attentat, survenu à 7 h 20, à l’heure de pointe, a fait trois blessés légers.

Réforme du système d’immigration

Le président américain Donald Trump a appelé lundi, quelques heures après l’attentat ayant fait trois blessés à New York, à réformer un système d’immigration «laxiste» qui «permet à beaucoup trop de gens dangereux» d'entrer aux États-Unis.

Soulignant que l’homme interpellé était entré aux États-Unis grâce à un système de «migrations en chaîne», il a jugé que ce dernier était «incompatible avec la sécurité nationale».

Les «migrations en chaîne», terme prisé des conservateurs anti-immigration, désignent les immigrés légaux qui parviennent à venir aux États-Unis grâce au parrainage de membres de leur famille précédemment immigrés, notamment des frères ou sœurs, ou des enfants.

«La tentative d’attentat meurtrier à New York de ce jour – la deuxième attaque terroriste à New York en deux mois – illustre une nouvelle fois l’urgente nécessité pour le Congrès de voter des réformes législatives pour protéger les Américains», a souligné M. Trump dans un communiqué.

Défendant son décret migratoire, qui interdit de façon permanente le franchissement des frontières américaines aux ressortissants de sept pays (Yémen, Syrie, Libye, Iran, Somalie, Corée du Nord et Tchad), M. Trump a estimé que ce n’était qu’un «pas en avant» pour rendre le système d’immigration plus sûr.

«Le Congrès doit mettre fin aux migrations en chaîne», a-t-il martelé, réaffirmant par ailleurs sa conviction que les auteurs d’actes terroristes méritaient «les peines les plus lourdes», y compris la peine de mort dans certains cas.