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Bébé secoué: Début des procédures contre la gardienne

Le père de l’enfant de 23 mois a témoigné, jeudi, à Chicoutimi

Stéphanie Frenette est accusée d’avoir secoué un enfant de 23 mois qui fréquentait sa garderie de Saguenay en février dernier.
Photo Facebook Stéphanie Frenette est accusée d’avoir secoué un enfant de 23 mois qui fréquentait sa garderie de Saguenay en février dernier.

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L’enquête préliminaire de la propriétaire de garderie Stéphanie Frenette, accusée d’avoir secoué un enfant de 23 mois entre le 17 et le 20 février 2017 et de lui avoir causé un traumatisme crânien sévère, a débuté jeudi matin au palais de justice de Chicoutimi.

On a entre autres appris que trois jours avant de retourner à la garderie, l’enfant s’était cogné la tête par trois fois et a vomi plusieurs fois.

Le père de l’enfant, dont l’identité est confidentielle, a décrit l’état de santé de son fils depuis son admission à la garderie privée, une semaine avant son hospitalisation.

La première journée, le père a été avisé que l’enfant n’avait pratiquement pas dîné et qu’il avait jeté sa nourriture par terre.

CHUTES

Le lendemain, une diarrhée a affecté l’enfant. Le surlendemain, celui-ci a refusé de rester à la garderie, mais le père a maintenu sa décision.

Le vendredi 17 février, à la sortie de la garderie l’état de l’enfant lui a semblé anormal. Il a fait un arrêt au restaurant, puis au centre d’amusement Savana où l’enfant aurait fait plusieurs glissades avec d’autres qui le poussaient. Il est tombé à deux occasions sur le dos. Le père déclare avoir accompagné son enfant dans une dernière glissade pour le rassurer.

AUTRE VERSION

« Il était toujours sur le dos. Il n’avait pas d’enthousiasme. C’était pas normal », a-t-il expliqué.

L’enfant est tombé d’un divan pour une troisième fois et a vomi. « Il pleurait. Ce n’était certainement pas normal qu’il ne tienne pas en équilibre » a-t-il fait observer. À la sortie, l’enfant a vomi une troisième fois.

Une employée du centre a toutefois fourni une version très différente du père. Il n’y avait aucun autre enfant sur place et une seule glissade a été faite par le père qui tenait l’enfant. « Il n’était pas capable de tenir debout. Il était mou », a précisé l’employée.

Le père s’est rendu à la pharmacie où on lui a recommandé du Gravol et du Pedialyte. En contre-interrogatoire, il ne s’est pas rappelé s’il a informé la pharmacienne des trois chutes au centre d’amusement. Le lundi suivant, l’enfant est ramené à la garderie.

Vers midi, le père est appelé à le reprendre parce que son état se dégrade.

En arrivant, il voit l’enfant pleurer les yeux fermés, immobile et haletant. « Ça ne marche pas », s’est-il dit, et il l’a finalement emmené à l’hôpital.

MÉDECIN

Ce matin, le tribunal entendra la Dre Julie Béliveau du CHUL sur les résultats de quatre imageries par résonnance magnétique (IRM) qui ont permis de conclure à un traumatisme crânien sévère non accidentel.