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Il restera à l’hôpital psychiatrique

Reconnu non criminellement responsable du meurtre d’une femme de 83 ans en raison de troubles mentaux

Les policiers de Gatineau ont mis 31 minutes avant de se rendre sur la scène du crime, le 18 janvier 2017, lors du meurtre de Thérèse Gauvreau, 83 ans (en mortaise).
Photo d'archives Les policiers de Gatineau ont mis 31 minutes avant de se rendre sur la scène du crime, le 18 janvier 2017, lors du meurtre de Thérèse Gauvreau, 83 ans (en mortaise).

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GATINEAU | Un homme de 22 ans a été reconnu non criminellement responsable du meurtre d’une octogénaire en janvier dernier, pour cause de troubles mentaux.

<b>Jean-François Dupuis</b><br /><i>Non responsable</i>
Photo d'archives
Jean-François Dupuis
Non responsable

 

Jean-François Dupuis demeurera détenu à l’Institut Philippe-Pinel à Montréal afin de poursuivre des traitements en santé mentale, a décidé la juge Catherine Mandeville hier, à la suite de la suggestion commune de la Couronne et de la défense.

Thérèse Gauvreau, 83 ans, avait été battue à mort derrière sa résidence du boulevard de la Cité-des-Jeunes dans le secteur Hull, à Gatineau, le 18 janvier.

Compensation

La police avait mis 31 minutes à se rendre sur les lieux après qu’un voisin eut appelé parce qu’un homme agité rôdait près de la demeure de l’octogénaire.

Une enquête avait déterminé que ce délai avait été causé par une erreur d’un employé du 911. La police s’était par la suite excusée et la Ville de Gatineau avait accepté de verser une compensation à la famille de la victime.

« C’est la fin du processus judiciaire, mais c’est aussi la suite pour la famille de la victime et pour M. Dupuis, a dit l’avocat de l’accusé, Jean-François Benoît. Je pense que c’est ce dont tout le monde avait besoin. »

Au cours de l’enquête préliminaire, les témoignages allaient tous dans le même sens. L’accusé a d’importants problèmes de santé mentale.

Jean-François Dupuis était confus dans les heures qui ont précédé la mort de Mme Gauvreau. Il avait perdu contact avec la réalité, entendait des voix et tenait des propos incohérents.

<b>Thérèse Gauvreau</b>
Photo d'archives
Thérèse Gauvreau

Rapidité

Le procureur aux poursuites criminelles et pénales Sylvain Petitclerc a souligné la rapidité avec laquelle le dossier s’est réglé devant le tribunal.

« Avec la douleur pour la famille, on a essayé de faire ça le plus rapidement possible pour qu’on puisse tourner la page », a-t-il dit.

La famille de la victime était présente pour le jugement hier, mais n’a pas souhaité s’adresser aux médias.