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Inondations du printemps: Des sinistrés sont toujours en colère

Le ministre Martin Coiteux reconnaît des lacunes dans le plan d’aide aux victimes des inondations

Martin Coiteux.
Photo Agence QMI, TOMA ICZKOVITS Martin Coiteux.

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QUÉBEC | Le ministre de la Sécurité publique reconnaît que le plan d’aide pour les inondations du printemps dernier était trop « complexe », ce qui n’a pas calmé la grogne chez les sinistrés.

Martin Coiteux a promis mardi de déposer en janvier ou février un plan d’action qui exposera les façons de rendre l’aide plus accessible lors d’un prochain sinistre.

Michel Papineau, un sinistré de Gatineau qui s’est rendu à Québec mardi pour assister au forum sur les inondations, n’était pas satisfait par l’acte de contrition du ministre.

« Il faut mettre en œuvre des solutions rapides. C’est demain que les sinistrés en ont besoin. Pas dans cinq jours, pas dans trois mois. »

Selon M. Papineau, la situation des sinistrés du printemps a des coûts insoupçonnés pour le gouvernement et il aurait mieux fait d’agir plus rapidement.

Critique

« Si on ne s’occupe pas des sinistrés, c’est le système de santé qui les prend en charge. J’ai des voisins qui sont en dépression, qui ont fait des crises cardiaques et d’autres qui vont se séparer. Le coût pour la société est beaucoup plus grand qu’on pense », a-t-il dit.

L’aide financière aux victimes a connu son lot de critiques depuis les inondations du printemps, qui ont touché plus de 290 municipalités et forcé l’évacuation de plus 4000 personnes.

58 % d’insatisfaits

Depuis avril, 100 millions $ ont été versés en indemnisation aux sinistrés. Huit mois plus tard, 120 familles, sur 1100 au plus fort de la crise, sont toujours hébergées à l’hôtel.

Par ailleurs, un sondage SOM effectué auprès de 452 sinistrés de six régions révèle que 58 % des personnes inondées sont insatisfaits des services reçus.

-Avec Simon-Pier Ouellet, collaboration spéciale, et Nadia Lemieux