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Le budget 2018 de la Ville de Québec adopté sans Québec 21

Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin
Photo Simon Clark Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin

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Même s’il juge que le budget 2018 de l’administration Labeaume n’est « pas un mauvais budget », Jean-François Gosselin a refusé d’appuyer son adoption, jeudi, déplorant notamment la hausse des taxes commerciales.

Le chef de l’opposition officielle et son collègue Stevens Mélançon – qui a pourtant qualifié le budget de « rigoureux » – ont ensuite énuméré une longue liste de décisions avec lesquelles ils sont en désaccord pour justifier leur opposition au moment du vote.

Au sommet de la liste des récriminations : la nouvelle hausse de taxes pour les commerçants qui n’auront pas droit au gel promis dans le secteur résidentiel. « Ils ont été augmentés beaucoup depuis que M. Labeaume est maire », a rappelé le chef de Québec 21.

M. Gosselin a également évoqué l’explosion des coûts de la centrale de police, les salaires élevés de la direction, les subventions au Diamant et au Capitole, le déneigement, les « contradictions » du RTC, l’investissement dans un Centre de biométhanisation qu’il dit vouloir « reporter », la fermeture de la bibliothèque Gabrielle-Roy pendant deux ans, le projet de grand marché à ExpoCité et la réduction moins importante que prévu de la dette.

Une opposition « vieillotte »

Fier de son budget « qui respecte tous ses engagements », dont le gel des taxes résidentielles pour une deuxième année, le maire Régis Labeaume n’en revenait tout simplement pas.

« C’est déjà une opposition vieillotte. Ils sont classiques. Ça va être comme ça toujours. Ça ne changera pas. Si tu votes contre celui-là, ça veut dire que tu seras toujours contre. C’est une opposition vieux jeu. Le signal, c’est juste que, quoi qu’on fasse dans l’avenir, ils seront toujours contre », a-t-il déploré, ne croyant pas à l’offre de collaboration de Québec 21 pour l’élaboration du prochain budget en 2019.

Rousseau et Bussières

Le conseiller de Démocratie Québec, Jean Rousseau, a pour sa part choisi de voter pour le budget, même s’il aurait souhaité que les gens d’affaires soient « moins sollicités ». Il a par contre voté contre le programme triennal d’immobilisations (PTI) en raison des projets d’anneau de glace et de Grand Marché. L’indépendant Yvon Bussières a salué l’engagement de geler les taxes résidentielles et a appuyé à la fois le budget et le PTI.

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