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Passion cubaine pour 13 jeunes

Des élèves de l’option études-baseball de l’Académie Saint-Louis vivront toute une expérience en janvier

Treize jeunes de l’Académie Saint-Louis s’envoleront pour les Caraïbes le 4 janvier pour aider et soutenir les jeunes Cubains passionnés de baseball comme eux.
Photo Jean-François Desgagnes Treize jeunes de l’Académie Saint-Louis s’envoleront pour les Caraïbes le 4 janvier pour aider et soutenir les jeunes Cubains passionnés de baseball comme eux.

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Un groupe de 13 jeunes de l’Académie Saint-Louis vivra une expérience humaine très spéciale à Cuba au début de la prochaine année.

Oui, les plages sablonneuses de Varadero seront au menu tout comme les douceurs de dame nature, mais les protégés de Patrick Scalabrini auront surtout l’occasion de réchauffer le cœur de jeunes Cubains de leur âge qui ont la même passion qu’eux pour le baseball, mais qui sont loin de profiter des mêmes avantages dans la pratique de leur sport national.

Membres de l’option études-baseball de l’Académie, les 13 jeunes de 1re secondaire s’envoleront vers Cuba le 4 janvier pour un séjour d’une semaine sur l’île castriste avec plus de 500 kg de matériel de baseball dans leurs bagages. L’équipement a été recueilli auprès des associations de baseball mineur de la région de Québec.

Treize jeunes de l’Académie Saint-Louis s’envoleront pour les Caraïbes le 4 janvier pour aider et soutenir les jeunes Cubains passionnés de baseball comme eux.
Photo Jean-François Desgagnes

De jeunes passionnés

Gérant des Capitales de Québec et responsable du programme naissant de l’Arsenal, Patrick Scalabrini a donné un aperçu à ses ouailles de la réalité cubaine avant le départ.

« J’ai hâte de jouer au baseball avec les Cubains et de découvrir leur mode de vie, a raconté Marc-Antoine Tremblay. Je parle un peu l’espagnol et je pratique à tous les soirs avec ma mère. Je compte les dodos avant le départ. »

« Ça va être mon Noël, de poursuivre Tremblay. C’est la première fois que je vais voyager à l’extérieur du pays et la première fois que je vais prendre l’avion. On aurait aimé moi et ma mère que mes deux frères nous accompagnent, mais il a fallu faire des choix. »

L’aîné de la famille va évidemment profiter de la plage, mais il est très heureux de pouvoir donner un coup de main à des jeunes qui n’ont pas la même chance que lui.

« Mon plaisir est d’aider les gens et on peut vraiment beaucoup aider les Cubains qui pratiquent le baseball dans des conditions difficiles, a-t-il souligné bien allumé sur les différentes difficultés qui composent le quotidien de ses hôtes. Je suis encore plus prêt à aider les Cubains. C’est pourquoi je me suis impliqué dans la cueillette d’équipements. »

Dure réalité

Mathis St-Laurent a recueilli du matériel et de l’équipement qu’il fera don aux joueurs.
Photo Jean-François Desgagnes
Mathis St-Laurent a recueilli du matériel et de l’équipement qu’il fera don aux joueurs.

Son coéquipier et camarade Mathis St-Laurent abonde dans le même sens. « Je vais leur donner mes gants de frappeur, un gant et mes souliers à crampons, a-t-il indiqué. J’ai aussi recueilli du matériel auprès de mes amis. »

« On nous a dit que leurs balles ressemblent à des patates brunes, d’ajouter celui qui pratique le baseball depuis quatre ans et qui suit un cours d’espagnol en prévision de son voyage. Je vais leur apporter des balles. C’est la première fois que je vais aller à Cuba et que je vais jouer au baseball contre une équipe de l’extérieur du Québec, mais je sais que ce n’est pas le pays le plus riche du monde. Les jeunes Cubains ne sont pas toujours gâtés comme nous. Le voyage va permettre de plus apprécier ce qu’on a chez nous. »

Histoire de parents engagés

Parent d’un joueur qui sera du voyage à Cuba, Gilles Rancourt souhaitait que ce périple dans les Caraïbes soit davantage qu’une escapade de baseball.

« J’ai semé l’idée de recueillir du matériel de baseball et Cédric Dionne l’a prise au vol, a raconté M. Rancourt. Il y a beaucoup de matériel délaissé par les associations de baseball. La réponse des associations a été très bonne et les jeunes ont embarqué dans le projet en donnant leur effort. »

« On voulait un projet porteur, de poursuivre l’avocat qui sera du voyage avec son fils. Avant la période des Fêtes, on voulait sensibiliser les jeunes afin qu’ils aident les autres quand l’occasion se présente. Ce n’est pas facile pour tout le monde. Les Cubains sont passionnés par leur sport national, mais ils jouent avec des balles patates. Nos jeunes sont choyés et bien équipés. »

250 kg

M. Rancourt a obtenu un coup de main de la part du transporteur Air Transat qui assumera les frais des 250 premiers kg de marchandise. Par le biais d’une franchise de bagages supplémentaire, les parents assumeront les frais pour les 250 autres kg.

Sport et culture font bon ménage

Patrick Scalabrini veut faire découvrir Cuba aux jeunes

Responsable du programme de l’Arsenal, Patrick Scalabrini, accompagnera ses élèves à Cuba.
Photo Jean-François Desgagnes
Responsable du programme de l’Arsenal, Patrick Scalabrini, accompagnera ses élèves à Cuba.

Patrick Scalabrini est un habitué de Cuba.

À titre de gérant des Capitales de Québec, il a régulièrement accompagné son président Michel Laplante pour des cliniques de baseball ou pour négocier avec la Fédération de baseball cubaine la venue de joueurs pour la formation de la Ligue Can-Am.

Culture cubaine

Il a aussi séjourné à Cuba dans le cadre d’un projet similaire organisé par les Capitales.

« C’est le même principe qu’avec les Capitales, a mentionné Scalabrini. On va jouer des parties et des entraîneurs cubains seront impliqués. L’aspect baseball sera toutefois plus sérieux. L’objectif sera de s’améliorer et pas seulement de s’amuser. Cette année, les Capitales ne poursuivaient pas le projet et nous avons décidé de prendre la relève. J’étais présent à Cuba en novembre avec Michel, et les Cubains avaient à cœur qu’on continue le projet. »

« Le plan est d’offrir ce voyage chaque année, de poursuivre Scalabrini. Plusieurs de nos joueurs étudient dans le programme d’espagnol à l’Académie et on veut pousser ça plus loin et leur faire découvrir la culture cubaine. Les Cubains sont très bons, mais ils s’entraînent avec pas grand-chose. Lors d’une visite l’an dernier, j’ai vu des jeunes pratiquer littéralement en pantoufles sans semelles dures et sur des terrains en roche. On aurait pu faire ce camp en Floride, mais ça va faire réaliser aux jeunes une autre réalité et ils vont sortir de leur zone de confort. Les jeunes sont habituellement gênés les deux ou trois premiers jours, mais ils se rapprochent plus la semaine avance. »

Journée type

« Les étudiants à l’Académie Saint-Louis n’ont pas énormément de misère, d’ajouter le gérant des champions de la Ligue Can-Am. Nos jeunes sont chanceux, mais ce n’est pas le cas partout dans le monde. On va kidnapper les jeunes le matin pour des entraînements et des parties et les parents iront à la plage. Retour en début d’après-midi et les jeunes iront retrouver leurs parents à la plage. »

L’Arsenal affrontera des équipes plus jeunes, mais aussi plus vieilles. « On va manger quelques volées, a illustré Scalabrini, mais on voulait affronter un bon niveau de jeu. »

 

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