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Des cadeaux pour adultes

Les sex shops sont aussi touchés par le boum du temps des Fêtes

Pour les boutiques érotiques, les derniers jours avant Noël sont la période la plus achalandée. De nombreux clients souhaitent gâter leur tendre moitié avec une pensée grivoise, remarque Ariane Lévesque, de Sexy et Cie, rue Saint-Denis.
Photo Prisca Benoit Pour les boutiques érotiques, les derniers jours avant Noël sont la période la plus achalandée. De nombreux clients souhaitent gâter leur tendre moitié avec une pensée grivoise, remarque Ariane Lévesque, de Sexy et Cie, rue Saint-Denis.

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La période des Fêtes revêt un caractère familial, mais, pour certains, il est aussi coquin. Même si leurs jouets ne sont pas destinés aux enfants, les boutiques érotiques sont elles aussi gagnées par l’esprit des Fêtes et voient augmenter leur achalandage pendant les froides journées de décembre.

La mère Noël sexy, c’est out !

Grelots, pompons et tuques de Noël n’ont plus la cote chez les amateurs de déshabillés depuis quelques années, selon copropriétaire de la boutique Erotika à Montréal, Isabelle Moreau.

« C’est un peu passé de mode, croit-elle. Aussi, les gens magasinent beaucoup plus vite qu’avant, ils n’ont pas le temps d’essayer des costumes. »

Pour garder un côté festif, plusieurs vont plutôt opter pour un déshabillé plus chic, remarque l’assistante-gérante du Sexy et Cie, Ariane Lévesque.

« On a plusieurs modèles avec des diamants et de la dentelle, ça donne un côté glamour », avance-t-elle.

Malgré tout, l’industrie des sex shops n’est pas très tournée vers la thématique de Noël. Les grelots et les bois de rennes se font rares dans leurs allées.

Un must dans les échanges

Le verdict est sans appel, les boutiques érotiques sont la référence dans les échanges de cadeaux du bureau, surtout lorsque le thème est grivois.

« On va beaucoup vendre des bonbons, du chocolat et des niaiseries à thématique du temps des Fêtes », relate Mme Moreau.

D’autres clients vont plutôt choisir un cadeau coquin, mais tout de même pratique. « On va beaucoup vendre des huiles à massage, disons que ça passe mieux que d’autres produits ! » rigole Mme Lévesque.

Des bourses profondes

Selon Mme Moreau, la facture moyenne tourne autour de 40 $ dans sa boutique érotique pendant la période des Fêtes. Mais certains clients vont décider de mettre le paquet pour gâter l’être cher.

Chez Sexy et Cie, certains ont quitté les lieux avec 500 $ de nouveaux joujoux sous le bras. « On va en avoir beaucoup, aussi, qui dépensent dans les 200 $ pour un beau vibrateur », relate Mme Lévesque.

Dans la boutique Priape, de la rue Sainte-Catherine, spécialisée en fétichisme gai, le caissier-conseiller Dominick M. a vu passer quelques factures de plus de 2000 $. « On dirait que les clients sont dans cet esprit-là [concernant les] dépenses, alors certains se laissent aller. »

Les plus populaires

Les ensembles sont un choix de prédilection parmi les couples qui souhaitent mettre un peu de piquant dans leur relation. « On a plusieurs clients qui vont partir avec une belle bobette, un lubrifiant et un accessoire », illustre Dominick M.

Des cadeaux plus petits, comme des condoms, de petites bouteilles de lubrifiant ou encore un vibrateur, vont aussi se retrouver dans plusieurs bas de Noël.

« On a beaucoup de conjoints qui vont compléter leur liste de plus gros cadeaux avec une petite pensée coquine », raconte Mme Moreau. Règle générale, la clientèle est encore plus à la dernière minute que dans les autres magasins, croit-elle.

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