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Un objectif en tête

Alain Nasreddine, entraîneur adjoint chez les Devils, souhaite un jour devenir entraîneur-chef dans la LNH.
Photo d’archives Alain Nasreddine, entraîneur adjoint chez les Devils, souhaite un jour devenir entraîneur-chef dans la LNH.

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Cela fait maintenant huit ans que le défenseur Alain Nasreddine a accroché ses patins et est devenu entraîneur adjoint de John Hynes.

D’abord pendant cinq saisons avec le club-école des Penguins à Wilkes-Berry, il en est maintenant à sa troisième campagne avec les Devils.

Alain Nasreddine, qui a joué huit matchs avec le Canadien en 1998-1999, a toujours été reconnu comme un excellent coéquipier et maintenant il s’efforce d’aider les Devils à connaître du succès à tous les matchs.

Reste que l’objectif ultime est qu’il devienne aussi entraîneur-chef dans la LNH.

« C’est certain que lorsque tu fais ce métier, tu veux un jour être le patron, soutient Nasreddine. Mais je ne suis pas pressé. C’est vraiment dans mes projets à long terme et je sais que je devrai aller chercher de l’expérience dans la ligue américaine éventuellement. Il y a évidemment ma famille qui a son mot à dire (il a trois enfants de huit, neuf et dix ans), mais ma femme est bien au courant de mes objectifs. »

APPRENDRE DES MEILLEURS

Alain Nasreddine se considère privilégié d’avoir pris sa retraite comme joueur et d’avoir pu obtenir immédiatement un poste d’entraîneur adjoint dans la ligue américaine.

Et d’être en mesure de travailler immédiatement avec John Hynes a été un coup de chance important pour sa progression dans sa nouvelle profession.

« Lorsque tu commences ce métier, tu penses que coacher, c’est facile. Mais tu apprends rapidement que pour faire les choses de la bonne façon, il y a un processus à respecter. Je l’ai appris d’un des meilleurs dans la profession. J’ai été chanceux de tomber sur John et j’ai pris beaucoup d’expérience et de confiance grâce à cela. »

L’entraîneur-chef des Devils croit fortement que son bras droit a toutes les capacités pour diriger un jour dans la ligue nationale.

« Alain est tout un enseignant, souligne John Hynes. Sa façon de préparer ses réunions avec les joueurs et de présenter les choses ou encore de faire les entraînements est exceptionnelle. Alain m’a beaucoup aidé. Je suis un entraîneur de carrière, mais lui a joué. J’ai appris beaucoup de lui parce qu’il a le don de savoir quand c’est important de donner un congé, ou de décréter un entraînement plus dur. Il connaît vraiment beaucoup le hockey. Bref, il a la personnalité nécessaire pour devenir un entraîneur tout en étant un excellent communicateur. Certains adjoints veulent ou doivent demeurer adjoints toute leur vie. Ce n’est pas son cas. »

BEAUCOUP DE RESPONSABILITÉS

Alain Nasreddine est responsable de la défensive des Devils, mais aussi de la structure défensive que les joueurs doivent mettre en place dans leur zone.

« John me donne beaucoup de responsabilités, oui beaucoup. Il a confiance en mes habiletés, et c’est crucial pour moi. C’est seulement ma troisième saison dans la LNH et je sens que j’en ai encore beaucoup à apprendre. Après mes cinq ans dans la ligue américaine, j’étais prêt pour un nouveau défi, et le plan que j’ai en tête ressemble pas mal à ce que j’avais prévu au départ. »

DES OFFRES DE LA LHJMQ

Je vous parlais il y a deux semaines de l’ascension spectaculaire de Mike Yeo, qui a été entraîneur-chef pendant une seule saison dans la ligue américaine et qui est reconnu comme un des meilleurs présentement dans la ligue nationale. Est-ce qu’Alain Nasreddine peut s’inspirer de son ancien entraîneur adjoint lorsqu’il jouait à Wilkes-Berry ?

« C’est drôle que tu me parles de lui, parce que je le connais très bien. J’ai vu sa progression et elle est fulgurante. Reste que je ne pense pas que je sois rendu là. J’ai reçu des offres pour devenir entraîneur-chef au niveau junior lorsque j’ai pris ma retraite comme joueur, mais je préférais demeurer dans la ligue américaine. » Le chemin n’est pas toujours le même pour ceux qui veulent un jour devenir entraîneurs-chefs dans la LNH, mais mon petit doigt me dit qu’un jour Alain Nasreddine atteindra cet objectif.

EST-CE LA FIN ?

Il se passe quelque chose d’étrange à Glendale. Les Coyotes ont indiqué au groupe AEG qui gère le Gila River Arena qu’ils allaient être de retour la saison prochaine. Mais voilà qu’on apprend aussi qu’il n’y a finalement aucune demande à l’étude pour la construction d’un amphithéâtre de 225 millions de dollars à Phoenix ou East Valley, comme le réclamait Gary Bettman aux élus en mars dernier. On a donc l’impression que le dossier d’un nouvel amphithéâtre est au point mort, et cela est évidemment de très mauvais augure pour l’avenir des Coyotes en Arizona. Houston pourrait accueillir une équipe demain matin et dans le cas de Seattle, ça prendra plusieurs années avant que le Key Arena soit rénové. Les Coyotes perdent énormément d’argent et on peut se demander si la prochaine saison ne sera pas la dernière.

DES INQUIÉTUDES

David Krejci n’a disputé que 18 des 34 matchs des Bruins cette saison, et ses problèmes au dos sont de plus en plus inquiétants. Le joueur de 31 ans est demeuré efficace lorsqu’il a été en mesure de jouer, mais maintenant que son nom a été placé sur la liste des blessés, on a l’impression que la direction des Bruins va lui donner le temps nécessaire pour se reposer. David Krejci avait été en mesure de disputer tous les matchs des Bruins la saison dernière, une première depuis sa deuxième saison complète, et on espère évidemment que sa carrière n’est pas aujourd’hui compromise.

DE LA CONCURRENCE POUR BERGERON ?

Patrice Bergeron a remporté quatre trophées Selke dans les six dernières saisons, trophée qui est remis au meilleur attaquant défensif. Le Québécois connaît encore une excellente saison et il semble bien que la compétition pour le Selke cette année se fera avec Brayden Point du Lightning. Avec ses 14 buts, 17 passés en 34 matchs, il est une des belles révélations dans la LNH et sa fiche de plus 16 démontre aussi jusqu’à quel point il est efficace. À Tampa, on n’hésite pas à affirmer que le jeune joueur originaire de Calgary est une des raisons importantes des succès de l’équipe présentement, et maintenant il sera intéressant de voir si le Lightning sera en mesure de faire sortir les votes pour son joueur de centre lorsque ce sera le temps de nommer le gagnant du trophée Selke.