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Un trou béant

L’absence de Marian Hossa cette saison fait mal aux Blackhawks de Chicago.
Photo d’archives L’absence de Marian Hossa cette saison fait mal aux Blackhawks de Chicago.

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Les Blackhawks ne sont plus aussi dangereux qu’au cours des dernières saisons et même s’ils ont encore de bonnes chances de participer aux séries, les attentes ne sont plus aussi élevées qu’elles l’étaient auparavant.

Pis encore, on parle d’une équipe qui n’a aucune marge de manœuvre sous le plafond salarial, ce qui représente un défi important pour le directeur général Stan Bowman qui a mis la main sur Anthony Duclair la semaine dernière (1,2 M$ cette saison) en retour de Richard Panik (2,8 M$), ce qui lui permet de respirer un peu plus.

Mais pas assez pour ramener un joueur qui manque grandement aux Blackhawks, soit Marian Hossa.

UNE DÉCISION CRUCIALE

À la fin de l’été dernier, Marian Hossa a annoncé qu’il ne pourrait pas jouer cette saison en raison des effets secondaires causés par des médicaments qu’il prend pour régler une maladie de la peau.

Cette décision a permis aux Hawks de mettre son nom sur la liste des blessés à long terme, ce qui veut dire que son salaire ne compte plus dans la masse salariale de l’équipe.

En refusant de jouer, Hossa a permis à Stan Bowman de respirer un peu plus parce que son empreinte de 5,275 M$ n’apparaît pas sur la masse salariale des Blackhawks en 2017-2018.

Mais, en même temps, les problèmes de Hawks cette saison sont aussi liés directement à la perte du joueur slovaque qui a eu 39 ans la semaine dernière.

« C’est impossible de remplacer un joueur comme lui, m’a mentionné Patrick Kane en entrevue la semaine dernière. J’ai eu la chance d’être assis à côté dans le vestiaire et j’ai tellement appris de Marian, sur la façon de se préparer, etc. Il vient nous voir souvent lors de nos matchs à domicile et c’est évident qu’on espère qu’il y a une chance qu’il revienne avec nous pour terminer la saison. Ce serait une excellente nouvelle. Mais en même temps, soyons honnêtes, personne ne retient son souffle. »

L’EXPÉRIENCE AVANT TOUT

Si les Blackhawks risquent de batailler jusqu’à la dernière semaine de la saison pour s’assurer une place dans les séries éliminatoires, il n’y a personne qui est en mode panique dans l’équipe.

« Je me souviens qu’on a eu les mêmes problèmes à la fin de la saison 2015, mais on a quand même gagné la coupe Stanley cette année-là, souligne Patrick Sharp. On est confiants parce qu’on a un bon groupe de vétérans dans ce vestiaire et c’est la même chose avec les entraîneurs. La pire erreur serait de paniquer. Chaque saison est différente et il faut simplement répondre aux défis devant nous. »

Pour Kane, il est surtout important de connaître du succès au bon moment et c’est en s’inspirant des Penguins et des Kings qu’il garde espoir. « On parle de deux équipes qui ont gagné le trophée en connaissant du succès au bon moment, soit à compter du mois de mars. Il faut retrouver une certaine constance. »

UNE INSPIRATION

Aussi incroyable que cela puisse paraître, les Blackhawks ont trouvé un porte-bonheur en Jeff Glass (3-1-1, moyenne de 3,01) qui dispute ses premiers matchs dans la LNH à l’âge de 32 ans.

Il avait été un choix de troisième ronde des Sénateurs en 2004 et a passé sa carrière dans la KHL et dans la ligue américaine.

Mais avec Corey Crawford sur la touche, Glass est devenu une inspiration pour ses coéquipiers.

« Comment veux-tu ne pas travailler un peu plus quand ce gars-là joue, affirme Jonathan Toews. C’est tellement une bonne personne en plus et son histoire est incroyable. Tout le monde est excité pour lui présentement. »

Glass ne gagnera jamais le trophée Vézina, mais il permet à son équipe de remporter des matchs très importants alors que les Hawks sont menacés de ne pas participer aux séries pour une première fois en dix ans.

Un retour payant

Personne ne fera de promesses à Victor Mete concernant son utilisation d’ici à la fin de la saison, mais une chose est certaine, plus il dispute de matchs, plus c’est payant pour lui. Il touche un salaire de base de 743 000 dollars cette saison ; il a droit aussi à des bonis intéressants dans son contrat pour le nombre de matchs joués. S’il dispute plus de 50 matchs cette saison, il touchera un bonus de 100 000 $. Il pourrait ajouter 25 000 $ à ce montant s’il atteint le plateau des 60 rencontres. Une chose est certaine, Mete contrôle son destin, comme il l’a fait au Championnat du monde de hockey junior alors que ses prouesses ont forcé la main des dirigeants du Canadien qui n’ont eu d’autre choix que de le ramener à Montréal.

Shaw doit en donner plus

Depuis deux semaines, Andrew Shaw évolue sur le quatrième trio, ce qui est loin d’être normal. L’ancien joueur des Blackhawks ne se plaint pas publiquement de son sort, mais il y a une raison qui explique cette rétrogradation et c’est son manque d’implication dans les matchs. Durant toute la saison dernière, Shaw a eu 15 rencontres sans obtenir de mise en échec. Il a déjà égalé ce nombre cette saison. Samedi face aux Bruins, Shaw a enregistré neuf mises en échec, ce qui est de très bon augure pour lui. Le Canadien a grandement besoin de lui pour retrouver le chemin de la victoire et je ne serais pas surpris qu’il se retrouve sur un trio plus offensif cette semaine.

Bientôt récompensés ?

Maintenant que les Hurricanes sont sauvés, il sera intéressant de voir si Gary Bettman va donner un match extérieur aux partisans de la formation de Raleigh. Le Carter-Finley Stadium, où joue l’équipe de football de l’Université North Carolina State, est situé à côté de l’amphithéâtre des Hurricanes. Depuis plusieurs années, les Hurricanes demandent à la ligue d’obtenir un match extérieur. Gary Bettman n’a jamais dit non à un tel projet et il est évident que ce serait un succès instantané et qu’il augmenterait la popularité de cette concession.