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Vague de départs au PQ

Agnes Maltais retraite
Photo Simon Clark Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, en compagne de la députée Agnès Maltais, qui a annoncé mardi son départ de la vie politique.

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Alexandre Cloutier, Nicole Léger et Agnès Maltais ont annoncé coup sur coup mardi qu’ils ne seront pas candidats l’automne prochain, tandis que d’autres ténors péquistes sont en réflexion.

Le député de Lac-Saint-Jean a causé la surprise en matinée en avisant son chef de sa décision à peine quelques heures avant d’en faire l’annonce publiquement.

Au cours d’un point de presse tenu dans sa circonscription, Alexandre Cloutier a confié avoir perdu le feu sacré au fil des dernières semaines. «Mon enthousiasme, surtout lorsque je traverse la réserve faunique des Laurentides pour me rendre à Québec, s’est effrité», a-t-il dit (voir autre texte).

Passer le flambeau

Quelques minutes plus tard, c’était au tour de Nicole Léger d’annoncer son départ aux côtés de Jean-François Lisée. «Il est temps pour moi de passer le flambeau. À d’autres de le porter maintenant», a déclaré la députée de Pointe-aux-Trembles.

Puis, coup de théâtre, la députée de Taschereau, Agnès Maltais, a également annoncé en compagnie de son chef qu’elle quittera la vie politique cet automne (voir autre texte). Elle se dit «brûlée» au terme de 20 années en politique.

Les circonscriptions de Lac-Saint-Jean et Pointe-aux-Trembles sont considérées comme des châteaux forts pour le PQ, tandis que celle de Taschereau a été chaudement disputée au PLQ en 2014.

En plus de ces trois figures bien connues, les députés François Gendron et Claude Cousineau devraient quitter à la fin du présent mandat. L’ex-ministre des Finances Nicolas Marceau serait pour sa part en réflexion.

Année électorale

Pour le chef péquiste Jean-François Lisée, cette vague de départs n’est pas causée par la décision de reporter un référendum sur la souveraineté à un second mandat péquiste. «Ça n’a rien à voir avec la stratégie», estime-t-il.

Ces annonces sont normales à moins de dix mois des élections, dit-il. «Au début d’une année électorale, c’est le bon moment, par respect pour les militants, par respect pour le parti, par respect pour les électeurs, d’annoncer ses couleurs si on décide de ne pas se représenter», a-t-il déclaré.

Toutefois, «l’immense majorité» des députés du Parti québécois comptent se présenter aux prochaines élections, assure Jean-François Lisée.

Aussant

Contrairement aux rumeurs qui ont circulé récemment, Nicole Léger a assuré mardi ne pas avoir subi de pression de son chef pour céder son siège en vue d’une éventuelle candidature de Jean-Martin Aussant. Ce dernier n’a pas répondu aux questions du Journal mardi.

Jean-François Lisée, lui, a simplement souligné que «la porte est ouverte» à Jean-Martin Aussant s’il souhaite revenir au parti. Mais, en coulisse, des sources péquistes affirment que le parti planche sur un scénario pour annoncer son retour le 28 janvier prochain, au dernier jour du Conseil national qui doit se tenir à Saint-Hyacinthe.

Qui sont-ils ?

Alexandre Cloutier

Agnes Maltais retraite
Photo d'archives, Simon Clark

 

Élu pour la première fois en 2007, Alexandre Cloutier est aujourd’hui âgé de 40 ans.

Il a été ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes sous le gouvernement de Pauline Marois.

Nicole Léger

Agnes Maltais retraite
PHOTO JOEL LEMAY/AGENCE QMI

 

Fille de l’ex-ministre péquiste Marcel Léger, Nicole Léger a fait son entrée en politique lors d’une élection partielle en 1996. Elle est aujourd’hui âgée de 62 ans.

Elle a occupé le poste de ministre de la Famille dans le gouvernement de Pauline Marois, dont elle était une proche.

Agnès Maltais

Agnes Maltais retraite
PHOTO D'ARCHIVES, SIMON CLARK

 

Âgée de 61 ans, Agnès Maltais est entrée à l’Assemblée nationale en 1998.

Pilier du caucus péquiste, elle était ministre du Travail, ainsi que ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale sous Pauline Marois.