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Avenir incertain

Le gardien Jaroslav Halak, des Islanders de New York, ne sait pas ce que lui réserve l’avenir, mais il a l’intention d’aider cette équipe à se tailler une place dans les séries éliminatoires
Photo AFP Le gardien Jaroslav Halak, des Islanders de New York, ne sait pas ce que lui réserve l’avenir, mais il a l’intention d’aider cette équipe à se tailler une place dans les séries éliminatoires

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En arrivant dans le vestiaire des Islanders, la semaine dernière, j’ai croisé Jaroslav Halak et je lui ai demandé comment il allait. Il m’a regardé et m’a répondu rapidement : « D’après-toi ? »

Halak se dirige vers sa saison la plus difficile dans la LNH, comme l’indique sa moyenne de 3,24 depuis le début octobre. Il partage le travail avec Thomas Greiss qui, lui, a une moyenne de 3,89 ; donc pas besoin de vous dire que les deux gardiens des Islanders sont sollicités comme jamais alors qu’ils ont la pire défense de la LNH avec 176 buts accordés.

Aucune autre formation n’a fait pire. Mais, attention, les Islanders sont encore dans la course pour une place aux séries, ce qui tient presque du miracle.

SERA-T-IL ÉCHANGÉ ?

Halak a 32 ans et en est à sa dernière année de contrat avec les Islanders.

Les chances qu’il demeure avec cette formation la saison prochaine sont, disons, très minces. Si les Islanders sont toujours dans la course à la date limite des transactions, le 26 février, il faut s’attendre à ce qu’il termine la saison avec la formation de Brooklyn.

Mais si, d’ici là, on sent que les Islanders vont devenir vendeurs, il faut s’attendre à ce que Halak soit échangé, probablement à une équipe comme les Blackhawks de Chicago, qui risquent de ne pas revoir leur gardien numéro un, Corey Crawford, victime d’une commotion cérébrale. Halak a justement remporté son match face aux Hawks, samedi à Chicago.

Avouons que c’est quand même surprenant que Halak soit encore un membre des Islanders alors qu’il avait passé les mois de janvier et février dans la Ligue américaine, il y a un an, à Bridgeport.

Le gardien slovaque confie qu’il a passé le dernier été à ne pas trop savoir ce qui l’attendait. « J’étais un peu dans le néant. Est-ce que mon contrat allait être racheté ? Est-ce que j’allais être échangé ? Finalement, plus l’été passait, plus ça semblait évident que j’allais revenir avec l’équipe et que j’allais devoir me battre pour jouer le plus possible. Alors je sais que tout est encore possible dans mon cas et j’ai déjà été échangé auparavant ; donc, si ça arrive, je saurai à quoi m’attendre. »

PENSER AU PRÉSENT

L’ancien gardien du Canadien ne veut pas trouver d’excuses pour ses contre-performances cette saison et surtout, il n’a pas l’intention de pointer du doigt qui que ce soit. Reste qu’il n’est pas évident de se faire bombarder à tous les soirs et espérer gagner. « Je ne pense qu’à ma préparation, présentement, et rien d’autre. Je sais que mes statistiques ne sont pas idéales, mais ça ne veut pas dire que je vais m’apitoyer sur mon sort ; au contraire j’ai le goût d’aider cette équipe à atteindre les séries et tant que ce sera possible, je ne penserai pas à ce qui pourrait m’attendre dans les prochaines semaines. »

PAS LA FIN

Il sera intéressant de voir ce qui attendra Halak le 1er juillet. Il aura 33 ans le 13 mai et il y a très peu de gardiens qui auront l’autonomie complète.

Kari Lehtonen, Cam Ward et Jonathan Bernier seront dans la même position que Halak et il n’y aura pas une tonne de places disponibles.

Alors est-ce que Halak sera de retour dans la LNH la saison prochaine ?

« Je ne veux pas penser à ce qui pourrait se passer dans six ou sept mois, ça n’aidera en rien ma cause. Je dois me concentrer sur le présent uniquement. »

Je serais personnellement très surpris que Halak ne se trouve pas du boulot la saison prochaine dans la LNH alors qu’on a encore une fois remarqué que bien des équipes manquent de profondeur à cette position. Avec une bonne équipe, il va assurément rebondir.

Attention aux attentes

En échangeant Max Pacioretty, on pourrait croire que Marc Bergevin va pouvoir obtenir autant que l’Avalanche qui a transigé Matt Duchene, mais ce ne serait pas du tout réaliste. En obtenant sept morceaux dans cette transaction, bien des directeurs généraux croient que Joe Sakic a réalisé un véritable vol, ce qui a fait taire les détracteurs du DG de l’Avalanche. Peu importe quand Pacioretty sera échangé, soit d’ici à la date limite des transactions soit au courant de l’été, l’objectif de Marc Bergevin sera d’obtenir le maximum en retour. Mais s’il obtient un joueur de centre de qualité ou un défenseur gaucher pour jouer avec Shea Weber, ce sera déjà une bonne transaction. Tous les autres choix de repêchage ou joueurs qui s’ajouteront vont représenter un bonus. Mais, je vous le dis tout de suite, aucune équipe ne donnera sept morceaux au Canadien pour Pacioretty.

Karlsson patiente

À la suite de la défaite des Sénateurs, samedi, Erik Karlsson a indiqué clairement qu’il y a beaucoup d’incertitude présentement concernant son avenir à Ottawa. Mais s’il est échangé, ça ne se produira pas demain. Ce sera plus près du repêchage du mois de juin, à Dallas, qu’à la date limite des transactions, le mois prochain. Ce sera probablement un moment important pour l’organisation des Sénateurs qui aura des choix difficiles à faire. Reste que d’ici là, Erik Karlsson aura une meilleure idée de ses demandes salariales, lui qui pourra obtenir une prolongation de contrat à compter du 1er juillet. Et si les Sénateurs ne sont pas prêts à payer le prix, il est possible qu’il soit échangé.

Une semaine déterminante

C’est cette semaine qu’on devrait en savoir plus sur le projet d’amphithéâtre au centre-ville d’Ottawa. La Commission de la capitale nationale (CCN) qui est en charge du projet, devrait dévoiler si oui ou non les négociations avec le propriétaire des Sénateurs ont avancé ou s’il faudra plus de temps aux deux parties pour en arriver à une entente. Une chose est certaine, il commence à se faire tard dans le processus et il est clair que la CCN et Eugene Melnyk ne sont pas sur la même longueur d’onde. Est-ce une stratégie de négociations ? Peut-être bien, mais pour l’avenir de l’équipe à Ottawa, il est vraiment grand temps que ce dossier se règle.