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Blessée à Cuba, son assureur l’a finalement remboursée

Une Québécoise avait dû payer 45 000 $ après s’être fracturé une hanche et un fémur lors d’un voyage à Cuba

Sophie-Kim Bazinet
Photo d'archives Sophie-Kim Bazinet montre la preuve d’assurance que SSQ Groupe financier lui avait fait parvenir avant son voyage.

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Une femme de 42 ans qui s’était fracturé une hanche et un fémur lors d’un voyage à Cuba en décembre dernier a finalement obtenu le remboursement partiel de ses frais médicaux qui s’élevaient à 45 000 $, alors que son assureur avait d’abord refusé de payer.

Sophie-Kim Bazinet a poussé un soupir de soulagement quand son assureur, SSQ Groupe financier, a accepté le 17 janvier de l’indemniser pour les frais médicaux qu’elle a payés à Cuba.

« Je suis satisfaite de l’entente avec SSQ. Je ne peux vous en dire plus. J’ai signé une entente de confidentialité à la suite de l’entente à l’amiable que nous avons prise », a révélé Sophie-Kim Bazinet.

L’histoire de Mme Bazinet avait touché les lecteurs du Journal qui révélait dans son édition du 30 décembre que la femme de 42 ans s’était fracturé une hanche et un fémur à la suite d’une chute dans un autobus, près du site où elle logeait à Cuba.

Elle avait reçu une facture de près de 45 000 $.

Or, l’assureur avait acheminé un courriel le 19 décembre à sa cliente pour lui annoncer qu’elle n’était pas couverte.

« Votre fracture pathologique de la hanche gauche est une conséquence directe du fait que vous êtes connue pour un cancer du sein plurimétastatique avec une invasion métastatique des deux hanches. Cela fait en sorte que votre diagnostic ne peut être considéré comme un événement subit et inattendu », a-t-on écrit par courriel à Sophie-Kim Bazinet.

Pourtant, Mme Bazinet avait fait des démarches auprès de l’entreprise pour être certaine d’être bien assurée pour son voyage.

Un conseiller de l’assureur avait confirmé à Mme Bazinet que cette dernière possédait une assurance-voyages. Toutefois, certaines conditions devaient être respectées selon la documentation envoyée à la cliente, ce qui n’avait pas été précisé lors de l’appel téléphonique.

L’assureur lui versait pourtant une indemnisation depuis 14 mois pour ce cancer, puisqu’elle avait été obligée de quitter son emploi. L’entreprise connaissait donc la situation médicale de sa cliente.

Une révision fructueuse

De son côté, la porte-parole de SSQ Groupe financier, Danielle Rioux, a concédé que certains dossiers peuvent nécessiter une révision, mais elle n’a pas tenu à commenter si la médiatisation avait joué un rôle dans l’indemnisation accordée à Mme Bazinet.

« Il arrive que des assurés demandent la révision de leur dossier, comme ce fut le cas pour Mme Bazinet, une procédure dont les clients peuvent se prévaloir en vertu de leur contrat d’assurance. Ainsi, SSQ Assurance a procédé à la révision du dossier de Mme Bazinet et a réglé le dossier à la satisfaction des deux parties », a mentionné Mme Rioux.