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Pornographie juvénile : en prison pour une 2e fois... à 24 ans

Jonathan Rémillard Duchesne
Photo Facebook Jonathan Rémillard Duchesne a été arrêté en lien avec des dossiers de pornographie juvénile.

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Un jeune homme de 24 ans qui en était à sa deuxième infraction en matière de crime à caractère sexuel a écopé d’une peine de 38 mois d’incarcération en plus d’être déclaré délinquant à contrôler pour une période de huit ans.

Aucun des membres de la famille de Jonathan Rémillard-Duchesne n’était présent, jeudi, lorsqu’il a reçu cette lourde peine pour un si jeune âge.

Le jeune homme frêle a pourtant regardé à plus d’une reprise dans la salle pour y apercevoir un visage familier, en vain.

En avril 2017, Rémillard-Duchesne avait était mis à l’arrêt par les enquêteurs de la Sûreté du Québec, puis il avait été accusé de possession, production et distribution de pornographie juvénile.

À la suite de deux perquisitions effectuées dans des résidences de Saint-Aimé-des-Lacs dans la MRC de Charlevoix et à Québec, les policiers avaient retrouvé, sur différents supports informatiques, une centaine de fichiers photo et vidéo, mettant en scène de jeunes filles prépubères.

Si le nombre de fichiers trouvés est bien loin des records de saisies effectués par la SQ, c’est surtout le profil du jeune homme qui inquiète. 

En 2014, Rémillard-Duchesne avait plaidé coupable à des infractions en lien avec la possession de pornographie juvénile et un contact sexuel.

Comme il y a eu récidive, les procureures, Me Mélanie Dufour en poursuite et Me Geneviève Bertrand en défense, ont demandé un rapport présentenciel et une expertise sexologique.

Les rapports, très négatifs, parlaient « d’un risque de récidive élevé ». Le rapport d’expertise pour savoir si le jeune homme devait être déclaré délinquant à contrôler s’est avéré tout aussi négatif, amenant les avocates à proposer au juge la sentence prononcée.

Avant que le jeune ne retourne en détention, Me Bertrand a demandé au magistrat s’il pouvait faire une recommandation pour que son client soit envoyé à la prison de Percé, où les détenus avec une problématique sexuelle peuvent être traités, ce que le juge a fait.