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Véronique Hivon vice-chef du PQ

La députée de Joliette accepte de former un tandem à l’américaine avec son chef Jean-François Lisée

La toute première vice-chef de l’histoire du Parti québécois, qui promet de rétablir la confiance avec les Québécois, estime que son chef, Jean-François Lisée, vient d’envoyer « un signal fort » et rassembleur en ce début d’année électorale.
Photo Marc-André Gagnon La toute première vice-chef de l’histoire du Parti québécois, qui promet de rétablir la confiance avec les Québécois, estime que son chef, Jean-François Lisée, vient d’envoyer « un signal fort » et rassembleur en ce début d’année électorale.

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SAINT-HYACINTHE | Bon troisième dans les sondages, Jean-François Lisée a décidé de se coller à la députée Véronique Hivon en la nommant vice-chef du Parti québécois, une première depuis sa fondation par René Lévesque.

M. Lisée en a fait l’annonce devant ses militants réunis en Conseil national à Saint-Hyacinthe, dimanche après-midi.

« C’est le début d’une nouvelle expérience, un nouveau lien de confiance entre le Parti québécois et le peuple du Québec », a déclaré M. Lisée.

S’il remporte les prochaines élections, il promet de nommer sa nouvelle vice-chef au poste de vice-première ministre.

Jean-François Lisée s’est défendu d’emprunter une formule similaire à celle de Québec solidaire, qui est dirigé par deux porte-parole, un homme et une femme.

« Restons proches des faits, s’est défendu M. Lisée lors d’une mêlée de presse. Québec solidaire [...] ils ont deux co-porte-parole à égalité. Bien nous, on a un chef, c’est moi. On a une vice-chef : c’est Véronique. »

« Ce n’est pas co-chefs, a complété Mme Hivon. C’est chef et vice-chef. [...] On sait aussi d’avance qui serait premier ministre, qui serait vice-première ministre. Ce n’est pas la même chose [que Québec solidaire]. »

Un tandem à l’américaine

M. Lisée dit plutôt s’inspirer de la formule du « ticket » que l’on voit lors des élections présidentielles américaines. Pendant l’annonce, les militants ont d’ailleurs brandi des affiches sur lesquelles on pouvait lire le slogan du nouveau tandem : « Lisée-Hivon 2018 ».

« Ça fait longtemps que j’y pense ; depuis que je suis devenu chef, en fait, et plus activement depuis le congrès », a raconté le chef du PQ.

M. Lisée souhaitait apporter ce changement à la gouvernance de son parti dès l’automne dernier, mais Mme Hivon l’a convaincu d’attendre au début de l’année électorale.

« On est très différents et on s’engage à le rester, et il va arriver qu’on dise des choses différentes », a-t-il prévenu. « Je pense que les journalistes vont adorer ça », s’est amusée à dire Mme Hivon.

Porter le changement

La rumeur voulant que Mme Hivon prendrait du galon au sein du Parti québécois courait depuis déjà quelques jours.

Élue pour la première fois dans Joliette en 2008, Mme Hivon a affronté brièvement M. Lisée lors de la course à la chefferie du Parti québécois en 2016. Elle s’était lancée dans la course sous le thème de la « confiance », une semaine seulement après la démission de Pierre Karl Péladeau. Elle avait toutefois été contrainte de se retirer trois mois plus tard, en raison de problèmes de santé.

Mme Hivon a d’ailleurs repris abondamment son ancien thème de campagne au cours de sa première allocution à titre de vice-chef.

« Nous serons porteurs de l’espoir et du changement », a-t-elle martelé, en soulevant l’enthousiasme des militants péquistes comme Jean-François Lisée n’avait pas réussi à le faire depuis le début de ce Conseil national.