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Des comportements à changer chez les jeunes joueurs, selon George Parros

Le directeur de la sécurité des joueurs de la LNH, George Parros, veut assurer un avenir sécuritaire pour les jeunes joueurs à leur arrivée dans la grande ligue.
Photo AFP Le directeur de la sécurité des joueurs de la LNH, George Parros, veut assurer un avenir sécuritaire pour les jeunes joueurs à leur arrivée dans la grande ligue.

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George Parros a bien l’intention de s’assurer que les jeunes joueurs qui arrivent dans la LNH se protègent beaucoup mieux sur la glace et c’est pourquoi il a réellement l’intention de mettre beaucoup d’efforts au cours des prochaines semaines pour s’assurer que son projet arrive à terme.

Rappelez-vous, dans ma chronique du 20 novembre dernier, je vous soulignais que le nouveau directeur de la sécurité des joueurs sur la glace trouvait que les jeunes se faisaient souvent frapper violemment dans la bande parce qu’ils tournaient le dos fréquemment à la dernière seconde à un adversaire qui les pourchassait.

Une situation qui doit changer, et c’est pourquoi Parros s’est d’abord assuré que la tendance était lourde partout. « J’ai contacté les dirigeants de Hockey Canada, USA Hockey, de la NCAA, de la ligue américaine et ceux de la East Coast League pour voir s’ils vivaient le même problème, m’a indiqué le préfet de discipline au cours du week-end. Effectivement, ils voient la même chose que moi. C’est un problème qu’il faut régler. »

PRENDRE LE DOSSIER EN MAIN

Sans dire que ce dossier est prioritaire pour Parros, il est clair qu’il a l’intention de mener ce projet à terme. Et c’est pourquoi il y aura une campagne de sensibilisation qui sera mise en branle dès la fin de la présente campagne.

« Je vais d’abord rencontrer les entraîneurs à leur réunion annuelle qui aura lieu cette fois à Dallas (la veille du repêchage) pour leur parler de ce problème et je vais par la suite rencontrer les joueurs des 31 équipes dans la ligue l’automne prochain pour leur expliquer notre boulot au département de sécurité des joueurs, mais aussi pour leur montrer des vidéos qui démontrent clairement que les jeunes qui arrivent dans la ligue se placent dans des positions vraiment vulnérables parfois. »

LE PROBLÈME

Comme l’explique Parros, le hockey junior est beaucoup moins physique qu’il l’a déjà été. Le fait que, depuis le début des années 2000, les joueurs du hockey mineur ont des signes de stop dans le dos pour s’assurer de ne pas être frappés par derrière, explique en très grande partie pourquoi, lorsqu’ils arrivent dans la LNH, ils ne s’attendent pas à des contacts, particulièrement le long des bandes.

« Très souvent, je vois des joueurs qui tournent le dos à l’adversaire à la dernière seconde. Il est impossible d’éviter le contact dans de telles circonstances et c’est souvent dangereux. C’est une tendance lourde et il faut vraiment discuter du problème et le régler.

« Est-ce qu’ils le font aussi parce qu’ils veulent forcer les arbitres à pénaliser l’agresseur ? Peut-être, mais c’est difficile de leur donner le bénéfice du doute. Ce que nous devons surtout regarder, c’est la force de l’impact. Si elle est excessive, c’est évident que nous allons sévir et décerner des suspensions. »

LA TÊTE BASSE

L’autre problème que Parros remarque depuis qu’il est en poste, c’est le nombre croissant de joueurs qui jouent la tête basse. Et encore là, tout s’explique. « À une certaine époque, un joueur qui patinait la tête basse devait s’attendre à se faire frapper. Ce n’est plus le cas aujourd’hui parce que les règles ont changé. Est-ce que c’est un problème aussi important que celui des jeunes qui se protègent mal le long des bandes ? Non. Mais on va continuer à regarder ce dossier attentivement. »

Une chose est certaine, on ne peut pas reprocher aux dirigeants du département de sécurité des joueurs de ne pas être proactifs et de ne pas trouver des solutions à un petit problème qui pourrait en devenir un plus gros.

UN PENSEZ-Y-BIEN

Serait-il possible que des pourparlers débutent cet été afin que la LNH et l’Association des joueurs signent une nouvelle convention collective l’été prochain ? La question se pose alors que les joueurs pourraient mettre fin au contrat de travail dès le 19 septembre 2019. Il faut s’attendre à ce que les deux parties tentent de s’entendre d’ici là, comme ce fut le cas dans la NBA il y a un an. J’ai posé la question au directeur de l’AJLNH, Donald Fehr, au cours de la fin de semaine, et il ne semblait pas trop optimiste quant à la possibilité que des discussions aient lieu cet été. Le commissaire adjoint de la LNH, Bill Daly, ne s’y attend pas non plus, mais n’était pas prêt à fermer complètement la porte. Imaginez si un autre arrêt de travail touchait la LNH dans 18 mois. Pas certain que les amateurs de hockey apprécieraient beaucoup.

PLUS DE CONTROVERSES

En affirmant samedi que les arbitres devaient arrêter de chercher sans arrêt LA raison d’annuler un but pour obstruction sur le gardien, le commissaire Gary Bettman vient peut-être d’ouvrir une boîte de Pandore. L’objectif de permettre aux entraîneurs de contester un but en raison de l’obstruction sur le gardien est de s’assurer que le but a été marqué dans les règles de l’art. Parfois, les arbitres sont placés dans des situations plus serrées où le contact avec le gardien est minime, voire presque inexistant. Reste qu’il y a quand même contact. En indiquant aux arbitres qu’il faut maintenant être plus permissif, on est en droit de se demander si les décisions des officiels ne seront pas plus aléatoires que jamais ; il est assuré qu’il y aura beaucoup plus de controverses, le pire ennemi d’un arbitre étant la zone grise.

BIENTÔT PARIS ?

L’Europe est un continent important pour la LNH et il y aura des matchs en Suède et en Finlande la saison prochaine. Je vous avais parlé de la possibilité que le Canadien dispute éventuellement des matchs à Paris. Eh bien, même si des informations circulaient selon lesquelles ce projet était peu probable, on me souligne maintenant qu’il est loin d’être mort. Même si aucune date n’a encore été avancée, le Canadien à Paris y auraient un succès fou et si les Nordiques étaient revenus dans la LNH, ceci aurait été un affrontement logique. On a toujours le droit de rêver...