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Bientôt un centre de référence technologique à Québec

L’outil servira à orienter les entreprises dans le «tsunami du numérique»

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Régis Labeaume a confirmé jeudi l’ouverture prochaine du service qui se veut en quelque sorte un guichet unique pour les entrepreneurs.

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Régis Labeaume avait une bonne nouvelle pour les entrepreneurs de la région jeudi: un tout nouveau centre de référence technologique offrant de l’accompagnement pour ne pas rater le train du numérique. Ne manque plus que «le millionaire à la retraite» qui va gérer le tout.

Idée avancée en campagne électorale, Régis Labeaume a confirmé jeudi l’ouverture prochaine du service qui se veut en quelque sorte un guichet unique pour les entrepreneurs ayant des problèmes d’ordre technologique.

«Ça va être à Québec International. [...] Il faut que ce soit simple, pas compliqué. Il faut que l’entrepreneur qui ne sait pas quoi faire ne soit pas gêné de dire qu’il ne sait pas quoi faire», a expliqué le maire citant en exemple un entrepreneur qui voudrait robotiser son entreprise. «Si tu as un problème de comptabilité, tu vas voir un comptable. Si tu as un problème de droit, tu parles à ton avocat. Mais si tu as un problème de robotique, c’est plus difficile. C’est là qu’il va trouver l’aide qu’il a besoin.»

Appel aux millionnaires à la retraite

Le centre permettra de rediriger les entrepreneurs vers les bonnes ressources pour répondre à leurs questions. Le maire l’a décrit comme un service d’accompagnement vers les «tous les outils qu’on possède», ce que soit l’Institut national d’optique (INO), l’Insitut national de recherche scientifique (INRS), le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIC) ou l’Université Laval. «Parce que là, tout le monde travaille en silo», déplore le maire.

Ce dernier n’a donné aucune indication sur l’ouverture de cette nouvelle ressource. Il resterait selon lui certains détails à attacher et il recherche toujours la perle rare pour diriger l’endroit. Il lance d’ailleurs l’appel aux retraités du milieu qui voudraient s’impliquer.

«Ça prend la bonne personne. Idéalement, ça prend quelqu’un qui connaît le langage, qui l’a déjà fait, qui a déjà vécu le problème et qui l’a réglé. Il y a certainement quelques millionnaires qui s’ennuient à Québec. C’est le profil que ça prend. Ça prend quelqu’un qui comprend l’entrepreneur qui se sent démuni, des gens qui ont réussi», a lancé Régis Labeaume.

700 personnes affrontent le 4.0

L’annonce a été faite en marge du symposium «Prévenir le tsunami numérique», organisé par la coalition Force 4.0. Environ 700 acteurs de plusieurs secteurs d’activités ont réfléchi durant deux jours aux défis numériques qui se dressent devant eux et aux façons de prendre le taureau par les cornes

En ressort plusieurs propositions qui seront étudiées au cours des prochains mois. Plusieurs d’entre elles touchent la formation continue et l’accès à une main-d’œuvre qualifiée pour cette nouvelle ère, des enjeux qui interpellent la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours.

«Il y a des choses qui seront faciles à faire, qu’on pourra faire rapidement. L’idée de mobilité d’expertise, l’idée de revoir l’accès à la formation continue, ensuite assoir les gens d’affaires de tous les secteurs avec le monde de la formation et expliquer les besoins. Ce sera des fruits de l’exercice du colloque», affirme la rectrice, qui coprésidait l’événement, une première dans la région.