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Fuites médiatiques: un policier de l’UPAC clame son innocence

Fuites médiatiques: un policier de l’UPAC clame son innocence
Photo d'archives Maxime Deland

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L’enquêteur Stéphane Bonhomme, qui est suspecté par ses patrons de l’UPAC d’être à l’origine de fuites dans les médias, a clamé son innocence, jeudi, lors de son témoignage au procès de Nathalie Normandeau et Marc-Yvan Côté.

Le policier a été suspendu sans solde par son employeur le 25 octobre dernier à la suite d’une perquisition menée à son domicile. Le même jour, son collègue Richard Despatie et le député libéral Guy Ouellette recevaient aussi la visite des policiers à leur domicile.

Questionné par la défense dans le cadre de sa requête en arrêt des procédures en lien avec les fuites médiatiques dans les dossiers Jour et Mâchurer, le policier s’est dit «totalement innocent à 100 %». Il affirme n’avoir eu aucun contact avec des journalistes durant toute sa carrière.

«Vous n’avez pas remis des dossiers confidentiels de l’UPAC à des personnes qui seraient susceptibles d’entrer en contact avec les journalistes?», lui a demandé l’avocat de Marc-Yvan Côté, Me Jacques Larochelle. «Non», a-t-il assuré.

Me Réjean Lavoie, qui représente Mario Martel – un ancien patron de la firme d’ingénieurs Roche – lui a ensuite suggéré que des documents correspondant à des fuites dans les médias aient pu être retrouvés par les enquêteurs chez lui. «C’est impossible, il n’y avait pas de tels documents dans ma résidence», a-t-il fermement nié.

Ceux qui ont procédé à une saisie de matériel informatique chez-lui «vont être très très déçus quand ils vont avoir accès (au contenu de son ordinateur). Ils ne trouveront rien là-dedans. Ma conjointe leur a donné tous les mots de passe pour qu’ils aillent fouiller», a-t-il exprimé avec conviction.

Il ignore qui est «Pierre»

Interrogé par la Couronne sur les appels logés par un certain «Pierre» à plusieurs journalistes, dont celui de Cogego et L’Actualité Louis Lacroix qui a été assigné à témoigner vendredi. Le fameux «Pierre» en question a offert l'intégralité de la preuve à divers médias. M. Bonhomme a affirmé qu’il n’avait «aucune idée» de son identité. «Ce n’est pas moi ce Pierre-là. Je n’ai jamais donné aucune information.»

Jusqu’au 31 août 2017, Stéphane Bonhomme travaillait au Centre de gestion des signalements à l’UPAC. Il devait faire une forme de triage et une courte enquête pour vérifier les allégations provenant du public avant de soumettre les dossiers à ses patrons ou de les diriger vers d’autres unités d’enquête.

Rappelons que le député Guy Ouellette sera appelé à la barre des témoins par la défense jeudi après-midi. Il fait également face à des soupçons de coulage d’éléments d’enquête policière dans les médias.

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