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Lehouillier confiant pour le 3e lien

Le maire de Lévis appelle cependant à accélérer le pas

Gilles Lehouillier ne devrait pas prendre position lors de la prochaine campagne électorale provinciale.
Photo Stevens LeBlanc Gilles Lehouillier ne devrait pas prendre position lors de la prochaine campagne électorale provinciale.

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Comme «les deux partis politiques les plus susceptibles de former le futur gouvernement du Québec sont favorables au troisième lien», Gilles Lehouillier s’est dit confiant en la réalisation de ce mégaprojet.

« C’est une excellente nouvelle. Maintenant, ce qui va être intéressant de voir pendant la campagne électorale, c’est à quel rythme on va propulser ce projet-là. Le dossier du troisième lien est très bien positionné », a soutenu le maire de Lévis, jeudi, en marge d’un point de presse.

Frustré des problèmes de congestion routière et du « sous-financement chronique » du transport à Lévis, M. Lehouillier n’avait pas exclu, l’automne dernier, de tourner le dos aux libéraux, même s’il est lui-même un ancien député libéral.

Jeudi, il a cependant paru plus mesuré dans ses propos et a assuré qu’il ne se mêlera pas directement du scrutin général.

« Moi, je n’appuie personne, a-t-il assuré. Mais il faut accélérer la cadence là-dedans [pour le troisième lien] et aller très rapidement. »

Le maire espère toujours que « des scénarios alternatifs » – moins dispendieux que les 4 milliards $ du projet de lien sous-fluvial – seront rapidement étudiés.

Rencontre avec le ministre Fortin

D’autre part, M. Lehouillier s’est dit satisfait et « impressionné » à la suite de sa rencontre de mardi avec le nouveau ministre des Transports, André Fortin. Il y a été question des projets routiers prioritaires de Lévis ainsi que de l’interconnexion du futur tramway de Québec à la Rive-Sud, a relaté le maire de Lévis.

« Le ministre a très bien insisté [sur le fait] qu’on s’assure qu’on est connectés avec les banlieues autour. Pas juste Lévis en passant. C’est quand même assez dispendieux un tramway. On ne peut pas arriver et dire : Lévis, là, prenez vos chars et traversez à Québec. Il y a comme quelque chose qui ne marcherait pas là », a précisé Gilles Lehouillier.

Améliorer les axes routiers actuels

S’agissant plus spécifiquement des investissements routiers à Lévis, le maire a évoqué la nécessaire amélioration des axes routiers actuels et la question lancinante du fonds d’immatriculation (Lévis s’estime lésée par les règles de redistribution et espère une réponse d’ici le 31 mars).

« On a eu une oreille très attentive du ministre. Il faudra que les intentions se confirment par des gestes concrets dans les prochains mois », a insisté le maire.

À Lévis, on a réitéré être prêt à déployer les voies réservées – censées remplacer le défunt projet de service rapide par bus (SRB) – aussi rapidement qu’en 2019.