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Un talent éclate au grand jour

Peintre depuis peu, Caroline Bergeron expose

Caroline Bergeron peintre
Photo Simon Clark Caroline Bergeron expose 31 de ses toiles à son restaurant, le Spag&tini.

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Il y a à peine un an, la femme d’affaires Caroline Bergeron n’avait jamais touché à un pinceau. Pourtant, elle a aujourd’hui 75 toiles à son actif, elle est représentée dans une galerie du Vieux-Québec et en France, et expose dans son propre restaurant.

Caroline Bergeron est copropriétaire, avec son conjoint, du restaurant Spag&tini – Le resto! dans le Petit Champlain. Fille de restaurateur, elle a grandi et toujours travaillé dans le milieu des affaires. Jamais n’a-t-elle eu d’intérêt pour les arts, ne serait que pour faire du « scrapbooking ».

En avril 2016, Caroline Bergeron s’inscrivait au programme Élite de l’École d’Entrepreneurship de Beauce (EEB). Février 2017, l’EEB invitait ses étudiants à un atelier de peinture avec Suzanne Longval, « un samedi soir avec une petite coupe de vin », question d’explorer leur créativité et d’autres façons d’exprimer les émotions.

Pour Caroline Bergeron, l’exercice a été une grande révélation. « On pouvait faire ce qu’on voulait, il y avait un paquet de médiums sur la table, raconte-t-elle, attablée à son restaurant. Le seul objectif était de faire quelque chose sur une toile. Je n’ai pas pris de pinceaux, j’ai commencé avec une spatule. Une passion a émergé. Je pense que c’était en moi. Il s’est passé quelque chose de physique dans mon corps, comme si un barrage venait de s’ouvrir.

« Depuis ce temps-là, je peins presque tous les jours », dit-elle.

Caroline Bergeron, dont le nom d’artiste est ARO, avait indéniablement un talent enfoui quelque part. En un an, elle a peint 75 œuvres. Pas toutes bonnes, dit-elle, mais plusieurs assez abouties pour faire sa place sur le marché. Le 1er septembre dernier, la Galerie Québec Art la représentait déjà. Son premier vernissage solo aura lieu en mars.

Toiles abstraites

Ses toiles abstraites se démarquent par leurs couleurs, leur composition, leur mouvement. Elle expose d’ailleurs 31 d’entre elles sur les murs de son restaurant, qui vient tout juste d’ouvrir après deux semaines de travaux. Caroline Bergeron avait repensé la nouvelle décoration en fonction de ses œuvres.

La nouvelle passion qui habite l’entrepreneure depuis un an l’a changée sur le plan personnel. « Dans l’entrepreneuriat, on est toujours dans le futur, dans les prévisions, les échéanciers. L’art, ça me ramène au moment présent. Il y a beaucoup de lâcher-prise aussi dans tout ça. J’ai acquis une paix intérieure. Des fois, j’ai l’impression qu’il y a un trop-plein qui sort, et c’est très libérateur. »

Évidemment, difficile de dissocier femme d’affaires et artiste. L’une n’est jamais loin de l’autre.

« Mon côté entrepreneur me pousse à voir plus loin, à voir grand, à avoir un plan stratégique, et une définition de mes objectifs et ambitions. La prochaine étape, c’est Montréal et Toronto, peut-être Vancouver aussi par la suite. C’est mon rêve d’être représentée partout à travers le monde et de voyager avec mon art. »

Caroline Bergeron voudrait aussi écrire un livre, qui s’intitulerait La somme de mes rencontres. Ce sera aussi le titre de son premier vernissage. « Tout ce que je suis aujourd’hui est né de l’ensemble de mes rencontres », dit-elle.