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Le député libéral André Drolet annonce son retrait de la vie politique

Andre Drolet
Photo Simon Clark Le député libéral André Drolet confirme qu'il ne sollicitera pas un quatrième mandat.

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Le député libéral André Drolet, qui laissait planer le doute depuis décembre dernier sur son avenir politique, a finalement décidé de ne pas se représenter dans Jean-Lesage, le 1er octobre prochain, pour des raisons familiales.

«Aujourd’hui, ma réflexion est terminée, et je suis prêt à annoncer que je ne solliciterai pas un quatrième mandat», a confié M. Drolet, lors d’une entrevue exclusive avec notre Bureau parlementaire.

Répétant qu’il s’agit pour lui d’une décision «difficile», qui n’a rien à voir avec les intentions de vote favorable à la CAQ dans la région de Québec, M. Drolet n’a pu faire autrement que de laisser échapper quelques larmes en parlant de sa femme, de ses deux fils et surtout, de ses quatre petits-enfants.

«C’est pour passer plus de temps avec eux, les voir grandir, que je passerai le flambeau, a-t-il expliqué, la gorge nouée par l’émotion. [...] À presque 64 ans, je souhaite consacrer plus de temps à ceux que j’aime.»

Le sentiment du devoir accompli

Élu puis réélu sans interruption depuis 2008, M. Drolet entend toutefois compléter son mandat, «jusqu’à la dernière minute». «Je vais travailler avec la même intensité jusqu’au dernier jour», a-t-il assuré.

Réputé pour sa présence sur le terrain, M. Drolet s’engage aussi à transmettre l’ensemble des dossiers de ses citoyens à celui ou celle qui lui succèdera, peu importe son appartenance politique. Pas de bureaux vides, donc. «Non. Soyez sans crainte», a dit celui qui entend renouer avec le bénévolat et l’implication qui avaient fait sa marque de commerce avant de se lancer en politique.

L’homme d’affaires qui a fait carrière notamment dans le monde de la restauration (Ashton) et des ventes dans le secteur de la bière (O’Keefe) et de la boisson gazeuse (Pepsi-Alex Coulombe) tient également à mettre la dernière main à un rapport sur la réforme de la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ), que lui a commandé le premier ministre. M. Drolet, qui est adjoint parlementaire au ministre des PME, souhaite en faire son legs politique.

Fier d’avoir sa place malgré «une scolarité un petit peu limitée», pour reprendre ses termes, André Drolet s’apprête à quitter la politique «avec le sentiment du devoir accompli».

«Il y a bien de beaux projets sur les rails dans mon comté : un nouveau complexe hospitalier et le développement de l’écoquartier D’Estimauville pour ne nommer que ces deux exemples», a-t-il continué.

«Je suis sorti souvent de mes pantoufles», a souligné le député avec son bagout bien à lui. «J’ai toujours été un gars capable de se lever en caucus, puis capable de défendre mes idées», a-t-il raconté.
M. Drolet a déjà d’autres projets en tête, mais plus question d’y mettre «70 heures par semaine», a prévenu celui qui craint de s’ennuyer de cette adrénaline que lui apportait chaque bataille électorale.