/news/politics
Navigation

Québec solidaire lance une pétition pour démettre Barrette

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette
Photo Simon Clark Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette

Coup d'oeil sur cet article

Québec solidaire appelle à la démission du ministre de la Santé, Gaétan Barrette... tout en récoltant les données des électeurs.

Le parti a mis en ligne le site Web DehorsBarrette.com, où les internautes sont appelés à signer une pétition demandant au «premier ministre du Québec de démettre immédiatement Gaétan Barrette de ses fonctions de ministre de la Santé».

En conférence de presse, le député solidaire Amir Khadir a affirmé que le ministre «a perdu absolument toute crédibilité dans le réseau».

«Le départ de Gaétan Barrette, c’est un symbole, affirme le député solidaire, Amir Khadir. Quand on dit de mettre Gaétan Barrette dehors, [c'est] de rejeter les solutions qu’il a amenées puis de trouver des solutions qui sont déjà connues.»

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette
Photo Simon Clark

Comme pour Charest

En 2011, Québec solidaire avait lancé une pétition similaire exigeant la démission du premier ministre de l’époque, Jean Charest. Plus de 247 000 personnes avaient signé le document mis en ligne sur le site de l’Assemblée nationale.

Cette fois, la pétition ne sera pas soumise à l’Assemblée nationale. «On nous a fait comprendre que démettre un ministre de ses fonctions, ce n'est pas dans les prérogatives de l'Assemblée nationale», a expliqué Amir Khadir.

Marketing politique

Québec solidaire reconnaît que l’initiative, lancée à huit mois des élections, vise également à collecter les données des électeurs en vue de créer «des événements de mobilisation». Pour signer la pétition, les internautes doivent inscrire leurs nom, courriel et code postal.

La méthode est fréquemment utilisée par la CAQ, qui lance des microsites pour recueillir les données des électeurs qui partagent les positions du parti sur divers enjeux.

Amir Khadir assure qu’il n’était pas au courant de cette approche déployée par son parti, bien qu’il l’approuve. «Pour dire la vérité, je viens de l'apprendre à travers la question qui a été posée par votre collègue, mais je suis content, je trouve que c'est une superbe idée», dit-il.

«Appelez-le comme vous voulez, moi, ça ne me gêne pas: marketing, partisanerie, affirme Amir Khadir. Moi, je l'appelle mobilisation citoyenne, moi, je l'appelle les partis contre le système, comme nous, qui agissent avec les moyens du bord.»