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Un parent pourra bientôt accompagner son enfant à bord de l’avion-hôpital, confirme Barrette

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Photo Stevens LeBlanc Le ministre Gaétan Barrette à bord de l’avion-hôpital du gouvernement du Québec.

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Le gouvernement du Québec change son fusil d’épaule. Après avoir affirmé récemment que c’était impossible, le ministre de la Santé Gaétan Barrette a annoncé jeudi après-midi qu’un parent pourra bientôt accompagner son enfant à bord de l’avion-hôpital du gouvernement.

Des leaders autochtones, des parents et des médecins avaient récemment interpelé le ministre Gaétan Barrette. Ils dénonçaient notamment qu’un jeune inuit ne parlant ni français, ni anglais, se voyait évacué sans la possibilité d’être accompagné d’un parent.

«Nous avons été très touchés par les histoires des parents qui se sont vus refuser l’accès à l’avion. Je me souviens avoir répondu que c’était la règlementation. Hors, j’ai peut-être mal compris, ou peut-être que l’information était imprécise, mais il n’y a pas de règlementation formelle de Transports Canada à ce sujet», a reconnu Gaétan Barrette.

Le ministre a indiqué que c’était une question de semaines avant que la règlementation québécoise soit amendée pour permettre le transport d’un accompagnateur. Le pilote et l’équipe médicale auront toutefois un droit de refus. Cela pour empêcher, par exemple, qu’une personne agitée mette la sécurité de l’appareil en péril.

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Photo Stevens LeBlanc

L’équipement

Le Service aérien gouvernemental (SAG) compte quatre appareils destinés aux évacuations médicales. Son fer-de-lance est un Bombardier Challenger 601-3R 1994 converti au coût de 13 M$ en avion-hôpital en 2014. L’appareil avait coûté 6,4 M$.

«Il peut atterrir sur toutes les pistes du Nunavik, mais pas aux Îles-de-la-Madeleine parce que la piste est trop courte. Il est bon de le rappeler au ministre des Transports du Canada Marc Garneau», a lancé M. Barrette.

L’avion compte trois civières et un incubateur pour les poupons. Il bénéficie aussi d’un siège supplémentaire, même lorsque tout le personnel médical est en place, permettant l’emport d’un accompagnateur.

L’avion de relève, un Challenger 601-3A de 1989, est de taille plus petite. Il compte une civière de moins et n’a pas ce siège supplémentaire. Québec analysera bientôt la faisabilité de le modifier pour ajouter une place. Si cette avenue est choisie, l’appareil pourrait cependant rester cloué au sol durant 12 mois, le temps d’obtenir les certifications nécessaires de la part de Transports Canada. Le gouvernement pourrait aussi choisir de vivre avec l’impossibilité d’avoir un parent accompagnateur dans cet appareil, ou encore d’en acheter un plus adapté. Cet exemplaire totalise 16 000 heures de vol sur une espérance de 30 000.

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Photo Stevens LeBlanc

Autres avions

Le SAG compte aussi deux autres appareils, un Dash 8-200 et un Dash 8-300. Plus grands, ils comptent trois civières et 14 sièges. Ils ne peuvent cependant offrir de soins intensifs en vol comme les deux Challenger. De plus, l’autonomie de ces avions à hélices ne leur donne pas accès au Nunavik. Par contre, selon Gaétan Barrette, ces deux appareils sont utilisés dans 75% des interventions des appareils médicaux du SAQ.

«Les Challenger interviennent d’une à trois fois par semaine à Kuujjaq. Pour toutes les évacuations non-urgentes, les gens utilisent les vols commerciaux», indique le député d’Ungava Jean Boucher. Ce dernier a l’expérience de l’ancien Challenger, ayant déjà été évacué d’urgence il y a six ou sept ans.