/entertainment
Navigation

L’hormonothérapie, plus sécuritaire qu’on pensait?

grauhaarige, attraktive Frau genießt den sonnigen Herbst
Photo Fotolia

Coup d'oeil sur cet article

Vous vous rappelez peut-être de l’étude Women’s Health Initiative (WHI) en 2002 et 2004, qui rapportait que les risques de l’hormonothérapie chez les femmes ménopausées dépassaient les avantages.

Beaucoup de femmes ont alors cessé leurs hormones et tenté de trouver des solutions pour diminuer les symptômes de la périménopause et de la ménopause.

Eh bien, mesdames, il y a une bonne nouvelle ! On apprend dans le dernier numéro de Médecin du Québec (1) que des chercheurs de la Harvard Medical School ont effectué une nouvelle sous-analyse de l’étude du WHI. Et ils en sont arrivés au résultat suivant : au bout de 18 ans, le taux de mortalité dans les groupes sous hormones et les groupes témoins était similaire. Ce qui permet à cette équipe de chercheurs d’affirmer que l’utilisation de l’hormonothérapie (HTR) est sûre et qu’il n’y a pas de hausse de mortalité que ce soit en lien avec le cancer ou les maladies cardiovasculaires.(2 et 3)

Cancer du sein

Il en est de même pour le cancer du sein. À long terme, l’hormonothérapie peut augmenter légèrement le risque de cancer du sein. Mais comme le rapporte la Dre Talya Shaulov : « On doit mettre les chiffres en perspective. Le risque lié à l’hormonothérapie est, dans les faits, légèrement plus grand que celui observé si nous prenons un verre de vin par jour, et moins élevé que si nous en consommons deux verres par jour. » De plus, notre risque de développer un cancer du sein est le même si nous souffrons d’obésité ou si nous sommes sédentaires.

De plus, avec les types d’hormonothérapie et l’utilisation des doses plus personnalisées dont nous disposons maintenant, le risque est probablement encore moins grand.

Ne pas hésiter

À titre de rappel, les principaux symptômes de la ménopause sont : bouffées de chaleur, insomnie, humeur labile, diminution de la concentration, diminution de l’énergie, douleurs articulaires, peau sèche, sécheresse vaginale et diminution de la libido. Pour la Dre Wolfman, les patientes ne doivent plus hésiter. « Elles ne doivent pas avoir peur de prendre des hormones si elles en ont besoin pour améliorer leur qualité de vie lorsqu’elles n’ont pas de contre-indications (saignements utérins anormaux, AVC, antécédents de cancer du sein, de thrombophlébite ou d’embolie pulmonaire).

Donc, mesdames, si vous avez des symptômes qui dérangent votre qualité de vie, n’hésitez pas à discuter avec un professionnel de la santé afin de prendre une décision éclairée.

(1) Garnier Emmanuelle. «La Women’s Health Initiative avec un recul de dix-huit ans. L’innocuité de l’hormonothérapie. 2018-02-02 Le Médecin du Québec. Dossiers 2018.

(2) Manson JE, Aragaki AK, Rossouw JE et coll. Menopausal hormone therapy and long-term all-cause and cause-specific mortality: The Women’s Health Initiative Randomized Trials. JAMA 2017 ; 318 (10) : 927-38.

(3) NAMS 2017 Hormone Therapy Position Statement Advisory Panel. The 2017 hormone therapy position statement of The North American Menopause Society. Menopause 2017 ; 24 (7) : 728-53.

Mythe ou réalité

Il est primordial de prendre des suppléments de vitamines pour avoir plus d’énergie

Mythe

Ce qui nous permet d’avoir de l’énergie provient de calories que l’on ingère et qui proviennent des glucides, protéines, matières grasses... Les vitamines et minéraux ne fournissent pas de calories et donc pas d’énergie. Ajoutons qu’au Québec, si on a une alimentation équilibrée, nous n’avons pas besoin de suppléments.

www.extenso.org