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Le PDG d’Hydro-Québec ouvre la porte à la production d’hydrogène

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Le PDG d’Hydro-Québec Éric Martel devant les membres de la Chambre de commerce de Lévis, mardi.

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Hydro-Québec dit s’intéresser à la production d’hydrogène.

«Ça peut être très intéressant. On a beaucoup d’électricité. On pourrait devenir un certain producteur», a laissé entendre au Journal, mardi, le PDG d’Hydro-Québec, Éric Martel, en marge d’une conférence prononcée devant les membres de la Chambre de commerce de Lévis.

Selon ce dernier, l’industrie devra toutefois mettre en place une chaîne d’approvisionnement rentable pour assurer la distribution à grande échelle auprès des automobilistes.

«Il faudra voir si, commercialement, ce sera rentable. Ça va prendre une chaîne. La réalité, dans un processus de transformation, est qu'il y a une perte d’électricité. Il s’agit de voir, avec les coûts de transport avec les réservoirs, si c’est économiquement rentable. Ce n’est pas nous qui regardons cela. Il y a des gens qualifiés qui le regardent. Nous, on pourrait être un fournisseur», a-t-il ajouté.

Selon le grand patron d’Hydro-Québec, les grands manufacturiers automobiles n’ont toujours pas annoncé un mouvement massif vers le tout électrique. «Est-ce que ça va être dans deux ans, dans dix ans, dans cinq ans ? Il y a un mouvement», a-t-il dit.

Investissements

Des investissements publics commencent d’ailleurs à se faire sentir et à se faire voir dans le monde de l’hydrogène.

Le mois dernier, notre Bureau d’enquête a révélé que le Québec deviendrait le banc d’essai canadien pour 50 véhicules à hydrogène du manufacturier japonais Toyota.

Le jour même, Québec et Ottawa annonçaient qu’ils financeraient aussi la construction de deux nouvelles stations d’approvisionnement pour ces véhicules sans émissions polluantes. Ces investissements pourraient atteindre plus d’un million de dollars par station.

Plusieurs proches du Parti libéral du Québec et du Parti libéral du Canada sont d’ailleurs devenus des lobbyistes dans l’offensive pour promouvoir l’automobile à hydrogène au Québec et au Canada.