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Le PQ questionne le système libéral de l’hydrogène

Periode des questions
Photo Simon Clark Le député du Parti québécois, Sylvain Gaudreau

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L’organisme Transition énergétique Québec (TEQ), qui appuie le projet de déploiement de 50 voitures à hydrogène de Toyota, compte au sein de son conseil d’administration un autre proche du Parti libéral.

Frédéric Barriault, donateur du PLQ, actif au sein de la Commission Jeunesse du Parti en 2008, siège au CA de TEQ à titre de membre indépendant.

M. Barriault est avocat chez Fasken Martineau, qui compte dans son équipe Jean Masson, organisateur du PLQ et Daniel Brock, un proche du Parti libéral du Canada, tous deux lobbyistes pour les voitures à hydrogène.

La porte-parole de TEQ, Annie Guertin, nous a invités à joindre le cabinet du ministre Pierre Moreau pour toutes questions relatives aux nominations politiques. M. Barriault n’a pas retourné nos appels.

La présence de M. Barriault au sein du conseil d’administration de TEQ étonne l’opposition officielle.

«On ne trouve rien dans son CV, aucune formation ou expérience pertinente qui justifie sa nomination au CA d’un organisme comme Transition énergétique Québec», soulève le député Sylvain Gaudreau.

Il rappelle que la Directrice corporative de TEQ, Michelle St-Jean, se trouve en position de conflit d’intérêts puisque son conjoint Martin Geoffroy, ancien attaché politique libéral, est lobbyiste pour Toyota, une information dévoilée par notre Bureau d’enquête.

Le plein de boue

Tous ces éléments font dire au PQ qu’il existe au Québec un véritable système libéral de l’hydrogène.

M. Gaudreault a d’ailleurs brandi un tableau didactique à la période de questions pour illustrer ce système.

«On a des entrepreneurs de l’industrie de l’hydrogène qui donnent des contrats de lobbyistes qui sont tous des libéraux, qui donnent à la caisse électorale du Parti libéral, qui influencent le gouvernement, qui a des nominations du Conseil des ministres à Transition énergétique Québec, qui a des ententes avantageuses pour l’industrie de l’hydrogène», a décrit le député de Jonquière.

Calmement, le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Moreau, a répliqué que l’opposition a aussi voté en faveur de la loi sur les véhicules zéro émission qui prévoit une filière de véhicules à hydrogène.

Mais le calme n’était qu’apparence puisque piqué au vif, le ministre Moreau s’est permis de répliquer via Twitter.

«Dommage qu’il n’y ait pas de véhicule qui fonctionne à la boue... Je constate que le Parti Québécois en serait une source d’approvisionnement inépuisable», a écrit M. Moreau.