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Projet d’autos électriques avec Peugeot-Citroën: Québec tourne le dos à une usine de 600 M$

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AFP Un employé à l’œuvre à l’usine de Peugeot-Citroën, à Mulhouse, en France, en octobre dernier.

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Contrairement à ce qu’il affirmait il y a deux semaines, le gouvernement du Québec a tourné le dos à un projet d’usine de véhicules électriques de plus de 600 millions $ impliquant le groupe français Peugeot-Citroën (PSA), a appris Le Journal.

Comme le dévoilait Le Journal le 7 février dernier, le gouvernement du Québec a misé et perdu 14 millions $ dans un projet de construire une usine d’assemblage de voitures électriques haut de gamme en sol québécois. Investissement Québec et Hydro-Québec ont englouti plus de 14 millions $ dans l’aventure.

Selon nos informations, le projet était à un stade très avancé. « Les différents partenaires autour de la table étaient prêts à foncer et à développer une nouvelle filière automobile de véhicules électriques au Québec qui aurait généré des milliards $ de retombées économiques. On parlait d’un nouveau Bombardier », a indiqué au Journal une source européenne bien au fait du dossier.

Or, contrairement à ce que le gouvernement du Québec a laissé entendre récemment, le manufacturier Peugeot-Citroën (PSA) ne s’est jamais désisté du projet.

« C’est Québec par l’entremise de son bras investisseur, Investissement Québec, qui a décidé d’abandonner le projet. Ils ont tiré la plogue du jour au lendemain surprenant tout le monde autour de la table », a fait valoir une autre source qui se questionne sur la volonté de mousser la filière de l’auto à hydrogène au Québec.

À Paris, personne chez Peugeot-Citroën n’a voulu commenter le dossier. Le constructeur français a toutefois fait parvenir au gouvernement du Québec au cours des derniers jours une note lui demandant une rétractation à la suite de sa sortie publique selon laquelle Peugeot-Citröen était directement le responsable de l’échec du projet.

Investissements importants

Le projet de construire une usine d’assemblage de voitures électriques au Québec avait réuni de grosses pointures industrielles européennes, dont une firme d’ingénierie très présente dans le secteur automobile à l’échelle mondiale. Le projet de 600 millions $, comportant la création d’au moins 700 emplois, exigeait une injection de fonds publics de 100 millions $ de la part de Québec et 100 millions $ de la part d’Ottawa. Les partenaires privés investissaient pour leur part plus de 400 millions $ dans l’aventure.

Au moins cinq villes au Québec avaient attiré l’attention des promoteurs pour accueillir la future usine d’assemblage de voitures électriques, soit Bromont, Valleyfield, Saint-Jean, Mirabel et Vaudreuil. C’est toutefois à Bromont, en Estrie, que le projet d’usine devait voir le jour. Un entrepreneur avait même été sélectionné pour la construction de l’usine, dont les travaux devaient commencer ce printemps dans le Parc scientifique.

À la Ville de Bromont, la responsable des communications Catherine Page n’a pas voulu « confirmer ni infirmer » nos informations, préférant ne pas commenter le cas.

Avec cette volte-face, une autre source du monde de l’automobile soutient que le Québec a « perdu la face » auprès des grands constructeurs mondiaux.

Les 5 villes candidates qui avaient été retenues

  • Bromont
  • Saint-Jean
  • Valleyfield
  • Vaudreuil
  • Mirabel