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22 mois de prison pour un pédophile

Une peine de 45 jours s’ajoute pour des gestes commis sur une deuxième victime

Marc Lafrance, <i>pédophile</i>
Photo d'archives Marc Lafrance, pédophile

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Marc Lafrance, cet ancien militaire reconnu coupable en octobre dernier d’attouchements de nature sexuelle sur deux jeunes filles de 11 et 12 ans, passera les 22 prochains mois de sa vie en prison.

L’avocat de la défense suggérait une peine de 12 à 14 mois de prison. Celui de la Couronne réclamait de 30 à 36 mois. Le juge Michel Boudreault a finalement coupé la poire en deux et a condamné Marc Lafrance à deux peines d’emprisonnement.

Lafrance passera ainsi 22 mois derrière les barreaux pour avoir touché avec sa bouche les parties génitales d’une jeune fille de 12 ans à quatre reprises. Il sera aussi incarcéré 45 jours pour s’être « collé » sur une autre fille de 11 ans, dans son lit, en lui faisant des caresses sous son chandail.

Le juge a souligné la gravité des gestes de Lafrance pour justifier sa décision. « Il ne fait aucun doute que ce sont des crimes sérieux [et] intolérables », a indiqué Michel Boudreault dans son jugement de 13 pages.

Le comportement de Lafrance démontre une forme de planification : le nombre de victimes, leur âge, et la fréquence des actes qui lui sont reprochés, font croire au juge Boudreault que ces contacts sexuels n’étaient « pas isolés et ponctuels ».

Finalement, le juge a souligné que Marc Lafrance ne montrait aucun signe de désir de réhabilitation, même s’il occupe un emploi et qu’il est « un actif pour la société ».

Délinquant sexuel

À sa sortie de prison, Marc Lafrance devra se rapporter au service de probation pour une période de trois ans. Son nom sera inscrit au registre des délinquants sexuels.

Il lui sera interdit de se trouver dans des endroits publics, comme un parc, où il est susceptible de regarder de jeunes adolescentes se baigner.

L’homme de 35 ans devra restreindre son utilisation d’internet, qu’il ne pourra consulter que pour se chercher un emploi, et ne pourra pas posséder d’arme à feu.

Appel

Lafrance, qui a quitté le palais de justice les menottes aux poignets, n’a jamais reconnu les faits qui ont mené à sa condamnation. Il conteste son verdict de culpabilité devant la cour d’appel.

Il devrait revenir la semaine prochaine devant la Cour du Québec pour connaître la décision d’un deuxième juge pour des accusations d’accès à de la pornographie juvénile et de possession de pornographie juvénile qui avait été saisie chez lui lors de son arrestation en 2011.