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Les policiers du Québec mènent une lutte acharnée contre les proxénètes

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L'enfer de la prostitution est une sombre réalité pour ceux et celles qui se retrouvent dans cet univers et qui sont rapidement entraînés dans un monde contrôlé par des proxénètes. Les policiers ont décidé de leur livrer une bataille sans merci.

Québec a changé il y a près d'un an sa stratégie pour combattre les proxénètes qui se déplacent avec leurs victimes d'une ville à l'autre en province pour ne pas se faire prendre.

L'équipe intégrée de lutte contre le proxénétisme est coordonnée par la Sûreté du Québec et ce sont 25 personnes, dont des enquêteurs de plusieurs corps de police,qui y travaillent. Il s'agit du même genre d'escouade qui combat les motards et la mafia.

Selon les informations obtenues par TVA Nouvelles, cette équipe a permis depuis 11 mois d'arrêter 31 proxénètes, dont quatre sont des femmes. 200 chefs d'accusation ont été portés, dont 52 de proxénétisme et 13 de traite de personne.

Pour lutter plus efficacement contre les proxénètes qui se promènent de ville en ville, une banque provinciale de renseignements a été créée.

«On parle de renseignements et on parle de coordination. Une coordination de différentes sources d'information. Que ce soit des corps de police, que ce soit des signalements au niveau de la DPJ, que ce soit au niveau de l'information qu'on reçoit des centres jeunesse sur des retours de fugueuses», explique Michel Bourque, commandant du SPVM.

Pendant ce temps à Montréal, on se préoccupe de plus en plus de l'exploitation des adolescentes et des jeunes femmes autochtones qui arrivent des réserves d'un peu partout au Québec.

«On a beaucoup de proxénètes qui sont presque 24 heures par jour aux arrêts d'autobus ou près des aéroports pour attendre ces victimes-là, de dire Diane Veillette, policière au SPVM. Je veux dire, pour un proxénète, c'est vendable, ç'a une grande valeur une personne comme ça et elles sont tellement vulnérables. Elles font confiance à tout le monde.»

Les policiers sont certaines qu'ils pourraient faire plus. Toutefois, ils disent avoir besoin de lois plus strictes, mais surtout des peines plus sévères pour les proxénètes.