/news/society
Navigation

En thérapie fermée pour vaincre leur cyberdépendance

Coup d'oeil sur cet article

Les cas de cyberdépendance sont en hausse chez les jeunes, au Québec, et certains n’ont d’autre choix que de subir une thérapie fermée dans un centre spécialisé pour arriver à vaincre leur dépendance aux jeux vidéo en ligne et à internet.

On estime que 6700 jeunes souffrent de ce problème dans la province. Pour les aider à s’en sortir, le centre Le grand chemin de Québec, spécialisé dans les problèmes de toxicomanie, d’alcoolisme, de jeu pathologique et de cyberdépendance chez les adolescents, propose un programme bien particulier depuis maintenant un an et demi.

Parmi ceux qui en ont bénéficié, Antoine, 18 ans, pour lequel la vie se résumait à jouer en ligne plus de 12 heures par jour avant son entrée au centre.

«Je me levais à 7 h. Je jouais de 7 h à midi. Je dînais, des fois devant mon ordinateur. Ensuite, je jouais de midi à 17 h. J’allais souper, des fois devant mon ordinateur, et je pouvais me coucher à des heures impossibles, faire des nuits blanches. Je m’étais levé à 7 h et je me couchais à 8 h le lendemain», raconte-t-il aujourd’hui, après avoir subi une thérapie fermée de deux mois et une réinsertion sociale de quatre mois.

Le jeune homme a commencé à jouer aux jeux vidéo à 4 ans, mais c’est à l’adolescence que son passe-temps s’est transformé en dépendance, alors qu’il manquait parfois l’école pour jouer en ligne.

Au centre Le grand chemin, les jeunes sont coupés du monde extérieur. Ils n’ont accès qu’à des jeux de société, doivent prendre trois repas par jour et participer à une thérapie de groupe pour comprendre ce qui les a amenés à perdre le contrôle.

La cyberdépendance n’est toujours pas reconnue par le ministère de la Santé, mais il semble qu’elle soit sur le point de l’être. Les gens qui en sont atteints de même que leurs proches pourraient ainsi avoir accès à plus de ressources pour les aider.