/entertainment
Navigation

Studios de danse de Québec: une popularité qui ne se dément pas

L’Académie de danse de la Capitale a noté une hausse de fréquentation surtout «dernièrement», selon la propriétaire Joanne Francis.
Photo Agence QMI, Simon Clark L’Académie de danse de la Capitale a noté une hausse de fréquentation surtout «dernièrement», selon la propriétaire Joanne Francis.

Coup d'oeil sur cet article

Les écoles et studios de danse de Québec semblent profiter de plus en plus de l’arrivée, sur les écrans québécois, des émissions de télévision consacrées à la danse. Il existe à Québec une panoplie d’écoles qui ont vu leurs inscriptions bondir dans les derniers mois, et ce, pour tous les styles de danse.

Quand on cherche une école de danse à Québec, on constate qu’elles sont fort nombreuses et qu’elles se spécialisent dans un éventail de styles. On a dénombré au moins une trentaine d’écoles dans la région de Québec qui offrent des cours de tango, de ballet, de danse urbaine, en passant par le swing, le flamenco et le baladi.

Et l’intérêt pour cette discipline est grandissant. Plusieurs écoles ont vu bondir leurs inscriptions récemment. Les propriétaires attribuent cette hausse en grande partie aux compétitions de danse télévisées qui débarquent au petit écran québécois cette année, mais aussi aux films axés sur la danse.

La danse a de nombreux avantages chez les jeunes, affirme la propriétaire de l’Académie de danse la Capitale, Joanne Francis.
Photo Agence QMI, Simon Clark
La danse a de nombreux avantages chez les jeunes, affirme la propriétaire de l’Académie de danse la Capitale, Joanne Francis.

« Il y a eu vraiment une grande augmentation, surtout dernièrement », constate Joanne Francis, propriétaire de l’Académie de danse la Capitale, qui accueille près de 500 élèves de tous les âges.

« Quand le film Ballerina est sorti (l’an dernier), c’est incroyable l’intérêt qu’il y a eu pour le ballet. Les jeunes l’essaient et découvrent qu’ils aiment vraiment ça », a-t-elle soutenu.

Refuser des élèves

Emmanuelle Desgagnés, propriétaire du Studio QMDA, dont une troupe a participé à l’émission Danser pour gagner cet hiver, soutient que les inscriptions d’adultes sont aussi en augmentation. Son école compte maintenant 400 élèves.

Au Studio QMDA, la propriétaire Emmanuelle Desgagnés prône l’enseignement d’une variété de styles auprès de ses 400 élèves.
Photo Agence QMI, Simon Clark
Au Studio QMDA, la propriétaire Emmanuelle Desgagnés prône l’enseignement d’une variété de styles auprès de ses 400 élèves.

« On a vu une augmentation de la clientèle, c’est certain, remarque-t-elle également. On l’a vu dans les autres écoles aussi, ce n’est pas juste nous. On voit que les gens ont un engouement plus poussé, depuis les dernières années, mais, nous, on a remarqué une petite hausse aussi particulièrement cet hiver. »

L’Académie de danse de la Capitale a noté une hausse de fréquentation surtout «dernièrement», selon la propriétaire Joanne Francis.
Photo Agence QMI, Simon Clark

Ce ne sont pas seulement les jeunes qui veulent s’initier, mais les adultes également. « Au niveau des adultes, ça s’est rempli comme jamais après Noël. On doit refuser des gens. Tous nos cours se sont remplis, en contemporain, en hip-hop, en jazz. »

Emmanuelle Desgagnés se réjouit de voir que les émissions de danse, comme Danser pour gagner et Révolution, ne mettent pas en vedette des personnalités connues du public, mais « de vrais danseurs issus du milieu ».

Plusieurs bénéfices

Joanne Francis, de l’Académie de danse de la Capitale, vante l’impact que la danse peut avoir chez les jeunes.

« Tout ce qu’ils vont apprendre dans la danse, ça va leur servir dans la vie. [...]Et ça, c’est important pour moi. Je veux que les élèves apprennent la danse, mais aussi des habiletés pour la vie. »

Surmonter sa timidité

Certains jeunes ont déjà une belle carrière qui se dresse devant eux. Pour la danseuse de ballet Audrey Langlois, déjà dans un programme professionnel à 15 ans, la danse lui a permis de surmonter sa timidité.

Il n’y a pas que la danse urbaine qui est populaire auprès de la jeune génération, mais aussi le ballet et la danse contemporaine.
Photo Agence QMI, Simon Clark
Il n’y a pas que la danse urbaine qui est populaire auprès de la jeune génération, mais aussi le ballet et la danse contemporaine.

« Ça fait douze ans que je danse, a-t-elle confié lorsque Le Journal l’a rencontrée aux auditions de Révolution, à Québec, la semaine dernière. J’ai commencé j’avais trois ans. Mes parents ne savaient pas s’ils voulaient me réinscrire, parce que je ne dansais pas, j’étais trop gênée. Mais à un moment donné, je suis montée sur scène, j’ai fait ma chorégraphie, et je n’ai jamais arrêté. »

Quelques endroits où s'initier à la danse à Québec

1. La Maison pour la danse inaugurée à l’automne dernier

336, rue du Roi - maisonpourladanse.ca

2. Studios QMDA (Québec Multi Danse Association)

2958, boulevard Mgr Gauthier - qmda.ca

3. Studio Party Time

2366, rue Galvani - studiopartytime.com

4. District.Mao

4827, boulevard Guillaume-Couture, Lévis - districtmao.com

5. Académie de danse de la Capitale

5300, boulevard des Galeries, suite 120 - academiededanse.ca

Compétitions plus relevées

« La danse a évolué »

Le fait que la danse soit plus populaire aujourd’hui fait en sorte que les compétitions de danse auxquelles les écoles s’inscrivent sont beaucoup plus exigeantes qu’elles ne l’étaient avant.

« J’ai fait des compétitions étant jeune, mais ça ne se compare pas du tout avec aujourd’hui, explique Emmanuelle Desgagnés, du studio QMDA. C’est un monde vraiment différent. Maintenant, c’est super exigeant, super professionnel. Ce n’était pas comme ça dans mon temps. »

Nicolas Bégin est le fondateur de la compétition <i>Hit The Floor</i> qui attire 9000 participants.
Photo Agence QMI, Simon Clark
Nicolas Bégin est le fondateur de la compétition Hit The Floor qui attire 9000 participants.

Nicolas Bégin, fondateur de la compétition Hit The Floor, une des plus importantes au Canada avec ses 9000 participants, abonde dans le même sens.

« Juste avec Hit The Floor, depuis dix ans le niveau s’est vraiment élevé », dit celui qui a aussi vu une augmentation de l’achalandage à son événement.

« C’est à cause, entre autres, de tout le contenu qui est diffusé sur le web, ajoute-t-il. Moi, quand j’ai commencé, je me faisais venir des VHS d’Europe pour apprendre. Aujourd’hui, les gens ont accès à beaucoup plus d’informations sur le web, qui permettent d’apprendre plus vite. »

Démocratiser la danse

La danse s’est commercialisée, précise Emmanuelle Desgagnés. « C’est rendu énorme, avance-t-elle. Mais ça s’est aussi démocratisé. Ce n’est plus juste les gens qui sont riches qui peuvent faire du ballet classique. C’est ouvert à tous ; il y a des barrières qui sont tombées avec les années. »

Mais elle s’est également démocratisée, particulièrement chez les garçons. « Avant, 5 à 10 % de garçons s’inscrivaient ; maintenant, c’est 30 %. C’est, entre autres, parce qu’ils ont plus de modèles masculins. »