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Raymond Bernier quitte la politique provinciale

Le député de Montmorency ne sera pas candidat aux prochaines élections

« Je vais m’ennuyer des gens », a souligné Raymond Bernier, qui participe chaque week-end à de nombreuses activités à travers son vaste comté. Sur la photo, en mars 2014, le candidat libéral visitait une résidence pour aînés à quelques semaines des élections.
Photo d’archives, Jean-François Desgagnés « Je vais m’ennuyer des gens », a souligné Raymond Bernier, qui participe chaque week-end à de nombreuses activités à travers son vaste comté. Sur la photo, en mars 2014, le candidat libéral visitait une résidence pour aînés à quelques semaines des élections.

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Après André Drolet dans Jean-Lesage, au tour du vétéran député libéral de Montmorency, Raymond Bernier, d’annoncer qu’il ne sera pas candidat aux prochaines élections.

L’homme politique, âgé de 65 ans, en fera l’annonce officielle lors d’un brunch militant, ce matin, dans le secteur de Beauport.

« Je vais m’ennuyer des gens », a souligné M. Bernier, qui a fait part de sa décision au Journal de Québec, lors d’une entrevue à son bureau de député au parlement.

Il entend toutefois terminer son mandat et continuer à présider la commission des finances publiques jusqu’à la fin de la session. Dans son comté, il tient aussi, avant de partir, à donner le dernier coup d’envoi final au projet de valorisation du Parc de la Chute-Montmorency.

En décembre dernier, M. Bernier avait confié à notre Bureau parlementaire, comme son collègue du comté voisin, André Drolet, qu’il profiterait de la période des Fêtes pour réfléchir à son avenir politique.

M. Bernier, qui a pris quelques semaines de réflexion de plus, a finalement décidé de tirer sa révérence de la scène politique provinciale.

Cela ne veut pas dire pour autant qu’il ferme la porte à la politique. La rumeur veut qu’il songe à se rapprocher de sa fille, Alexandra, qui travaille au cabinet du premier ministre Justin Trudeau, à Ottawa. « Je veux prendre un recul », s’est limité à dire M. Bernier, lorsque questionné à ce sujet.

Il dit avoir encore « quatre à cinq ans » à offrir pour un nouveau défi.

« Je veux prendre le temps de choisir. Il y a toutes sortes d’opportunités qui peuvent se présenter. [...] J’ai fait 33 ans dans la fonction publique québécoise. Peut-être que j’aurai envie de faire un peu d’entreprise privée, par rapport à certains projets dont je pourrais être porteur. »

Toujours élu, jamais réélu

M. Bernier a tenté sa chance en politique provinciale pour la première fois en 1994, dans La Peltrie. Défait à ce moment-là, il a finalement été élu en 2003, dans Montmorency. Défait en 2007, il a regagné son siège en 2008, avant d’être défait par la CAQ en 2012, pour ensuite effectuer un retour à l’Assemblée nationale, en 2014.

« Je n’ai jamais été réélu, j’ai toujours été élu », a résumé M. Bernier, qui assure que sa décision n’a rien à voir avec les derniers sondages.

« Pour moi, ce n’est pas un motif. [...] Je n’ai aucune crainte par rapport à ça. [...] Moi, je ne connais pas un député qui se fait élire avec un sondage », a-t-il signalé.

À tout moment, « il peut arriver n’importe quoi », a rappelé M. Bernier, qui se souvient notamment de la vague adéquiste de 2007.

Il avait alors été défait par 10 000 votes par son rival caquiste de l’époque, Hubert Benoit.

 

Raymond Bernier

  • 65 ans
  • A consacré 33 ans de sa vie dans la fonction publique québécoise (CSST, Conseil du trésor, ministère des Transports, ministère du Revenu)
  • Conseiller municipal et maire suppléant de Saint-Augustin-de-Desmaures dans les années 80-90.
  • Candidat libéral défait en 1994, dans La Peltrie
  • Élu en 2003 dans Montmorency
  • Défait en 2007 par l’adéquiste Hubert Benoit
  • Réélu en 2008
  • Défait par la caquiste Michelyne C. Saint-Laurent en 2012
  • Réélu en 2014