/news/education
Navigation

Les surplus dans les commissions scolaires bondissent de 250%

La Fédération des commissions scolaires souhaiterait affecter davantage les surplus aux services aux élèves.
Photo d’archives, Jean-François Desgagnés La Fédération des commissions scolaires souhaiterait affecter davantage les surplus aux services aux élèves.

Coup d'oeil sur cet article

Les surplus dans les coffres des commissions scolaires ont bondi de 250 % en deux ans, pour atteindre plus de 141,4 millions de dollars.

Après des années de déficits depuis 2012, les surplus sont passés à 40,4 M$ en 2015, puis 69,3 M$ en 2016. Au 30 juin dernier, les surplus avaient explosé, atteignant 141,4 M$.

Le président de la Fédération des commissions scolaires relativise toutefois les montants. «C’est sûr que ça semble être un gros montant, reconnaît Alain Fortier. Mais, en même temps, le budget de l’école publique, c’est 11 milliards de dollars.»

«Je dirais que c’est de la saine gestion, et non pas énormément de surplus», ajoute-t-il.

D’ailleurs, la situation varie d’un territoire à l’autre. L’excédent accumulé atteint un total de 405,7 M$ dans les commissions scolaires en bonne posture financière, tandis que celles qui écrivent leurs états financiers à l’encre rouge accumulent une dette de 264,3 M$.

Invité à commenter, le cabinet du ministre de l’Éducation a souligné que «le surplus d’exercice des commissions scolaires s’explique principalement par une augmentation des revenus provenant des biens et services», dont la location de salles et autres services tarifés par les commissions scolaires. Ceux-ci ont rapporté quelque 55 M$ en 2016-2017.

De plus, les nouvelles conventions collectives ont permis «une importante diminution des coûts relatifs aux avantages sociaux futurs des employés», écrit l’attachée de presse du ministre. Le reste provient de gains sur disposition d’immobilisations.

Services aux élèves

Pour sa part, la Fédération des commissions scolaires demande au gouvernement du Québec de permettre à ses membres d’utiliser les surplus en services aux élèves. Pour le moment, les commissions scolaires peuvent seulement utiliser 15 % de leurs excédents budgétaires.

«C’est une position historique des commissions scolaires : laissez-nous gérer les fonds publics au service de l’aspect le plus important au Québec, soit la réussite éducative de nos élèves», dit Alain Fortier.

Ordre des enseignants

Dans un tout autre dossier, Alain Fortier a commenté l’idée de la création d’un ordre des enseignants, évoquée dans un livre publié récemment par le ministre Proulx.

«La Fédération a une position très mitigée [sur le sujet], dit son président. Si on veut travailler sur la valorisation des enseignants, il y a toutes sortes d’autres stratégies possibles.»

En chiffres

  2015 2016 2017
Surplus accumulés 309 345 390 $ 347 625 010 $ 405 789 491 $
Déficits accumulés - 268 942 023 $ - 278 277 147 $ - 264 387 671 $
Total global 40 403 367 $ 69 347 863 $ 141 401 820 $