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Très loin d’un consensus sur le logement Airbnb à Québec

Des citoyens exigent un meilleur encadrement

Très loin d’un consensus sur le logement Airbnb à Québec
Photo Jean-François Racine

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Même si la Ville de Québec semble très loin d’un consensus sur le logement de type Airbnb, la première soirée de consultation publique sur l’hébergement touristique a permis d’entendre plusieurs citoyens qui exigent un meilleur encadrement.

Insatisfaite des règlements actuels, la Ville de Québec a commencé à écouter les opinions du public mercredi soir. «Il faut arrêter de l’appeler collaboratif et de partage. C’est un commerce purement mercantile. C’est illégal et insidieux. Avec Airbnb, la ville a perdu le contrôle de son tourisme», affirme Philippe Duchastel.

L’objectif n’est pas d’«interdire» la location sur des plateformes comme Airbnb, mais de mieux encadrer cette pratique, qui nuit à l’industrie hôtelière et affecte la qualité de vie des résidents.

Très loin d’un consensus sur le logement Airbnb à Québec
Photo Jean-François Racine

«J’habite Saint-Jean-Baptiste et souvent dans la cour intérieure, des jeunes boivent, fument et font la fête. Je les avertis poliment mais ça recommence. Ça n’a pas été conçu pour le tourisme et j’ai peur», a confié une citoyenne qui n’a pas voulu s’identifier.

«Québec est une ville touristique. Le maire fait le tour du monde pour dire à quel point c’est extraordinaire. Faudrait lui dire si on ne veut plus voir personne», a ajouté Nicolas Lavoie-Rousseau, un résident du Vieux-Québec depuis 13 ans. Pour sa part, Louis-Martin Roy a reconnu qu’il était beaucoup plus payant d’acheter un immeuble de quelques logements pour faire ce type d’hébergement.

Respect des lois

«La vraie économie collaborative ne pose pratiquement aucun problème. Travailler en dehors des lois, ce n’est pas de l’innovation», a notamment précisé la directrice de l’Association hôtelière de la région de Québec, Marjolaine de Sa.

Selon Terry Donovan, de Airbnb Canada, la question demeure complexe. «Airbnb s’engage à travailler en collaboration avec Québec. Nous souhaitons une règlementation et nous souhaitons payer notre juste part.»

Selon lui, l’hôte typique à Québec partage sa maison pendant environ 37 nuits par année et gagne 4100$ par année, soit environ 340$ par mois.

De son côté, le conseiller Jean Rousseau a mentionné que gens qui font de l’hébergement ne respectent pas les règles.

«Dans une opération hôtelière de haut niveau, il faudrait faire respecter les lois, le zonage et la taxation.»

La consultation publique se poursuit aujourd’hui. Une soixantaine de personnes se sont déplacées hier et la moitié d’entre eux ont pris la parole.