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Nigel Dawes sur son départ?

Nigel Dawes risque de ne pas être de retour avec le Barys d’Astana la saison prochaine.
Photo d’archives Nigel Dawes risque de ne pas être de retour avec le Barys d’Astana la saison prochaine.

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Nigel Dawes, un Canadien qui joue depuis longtemps dans la KHL et qui est devenu une légende au Kazakhstan, traverse un mauvais moment.

Celui qui fait partie des meilleurs marqueurs de la ligue est en colère, déprimé et certainement sur son départ d’Astana, où il a évolué pendant sept saisons. Le départ de Dawes, qui est vénéré par les partisans des Barys, n’est pas confirmé puisqu’il ne sera pas agent libre avant deux semaines. Mais l’offre des Barys est la même que celle de l’année dernière, et avec la dévaluation de la monnaie du Kazakhstan, résulterait en une baisse salariale de 45 %. N’importe quel joueur de 35 buts considérerait cette offre comme une claque au visage. C’est doublement le cas pour Dawes.

Dawes n’aurait probablement pas considéré quitter les Barys si leur offre avait compensé l’inflation.

« Un contrat honnête, ce n’est pas tout, a dit l’ancien joueur de la LNH lors d’une entrevue à Sports.kz. Je ne veux pas travailler avec les dirigeants actuels des Barys. Depuis le tout début de la saison... il semble qu’on se battait plus contre notre direction que contre les équipes adverses. »

Pas un joueur d’équipe ?

L’entraîneur actuel des Barys, Galym Mambetaliyev, a causé tout un remous au Kazakhstan en disant que Dawes n’était pas un joueur d’équipe. Cette déclaration a été secondée par le président de l’équipe, qui a dit que le Canadien était « un mauvais capitaine ».

La formation a publiquement blâmé les nombreux Canadiens des Barys pour leur mauvaise saison, un sentiment qui semble être né d’un voyage à Dubaï que les joueurs ont fait pendant un congé de quatre jours.

Selon Dawes, le périple a été autorisé par l’entraîneur qui était alors en poste, Evgeni Koreshkov, et n’était pas hors de l’ordinaire.

Koreshkov a été renvoyé peu après, et deux semaines plus tard, le meilleur marqueur de l’équipe, Linden Vey, a été également remercié.

Le crime de Vey était apparemment d’avoir accepté de jouer pour Équipe Canada aux Olympiques, plutôt que d’attendre la citoyenneté kazakh. Plus tard, le couperet est tombé sur Matt Frattin, qui avait également envisagé la naturalisation à un certain moment.

Alors que la formation de la KHL tournait le dos à ses joueurs canadiens, Dawes, qui jouait toujours avec le C sur son uniforme, a été très critiqué pour avoir manqué des matchs en raison de blessures à une main et à l’aine.

Les nouveaux dirigeants de l’équipe ont insinué que Dawes avait « empiré » ses blessures pour se dérober de ses responsabilités.

« Je ne pouvais pas patiner !, a lancé Dawes en entrevue à Sports.kz. La direction dit que j’ai fait ça [rater des matchs] de façon délibérée. C’est évident que s’ils disent que je ne voulais pas jouer et que je me suis servi de blessures comme excuses, ils ne me connaissent pas du tout. »

Même si les derniers Canadiens quittent Astana, les plus grands partisans des Barys semblent appuyer fortement Dawes.

De leur côté, les médias kazakhs et les internautes critiquent à l’unisson l’équipe pour avoir mal géré la situation. Ce qui semble certain, c’est que les Barys ne seront probablement pas des prétendants à la Coupe Gagarine l’an prochain. Mais l’équipe qui mettra la main sur Nigel Dawes pourrait certainement l’être.

Jeune, mais talentueux

Grigori Denisenko sera parmi les plus beaux espoirs en vue du prochain repêchage d’entrée dans la LNH, et l’un des joueurs les plus observés aux prochains Mondiaux des moins de 18 ans en Russie.

Mais l’attaquant de 17 ans du Lokomotiv de Iaroslavl fait déjà tourner des têtes dans la KHL. Denisenko a fait des débuts remarqués dans la ligue lors des séries éliminatoires de la Coupe Gagarine contre la meilleure équipe du monde qui ne soit pas dans la LNH, le SKA de Saint-Pétersbourg.

Étudiant à l’école secondaire, Denisenko suscite déjà les comparaisons avec Artemi Panarin. Le SKA a finalement remporté la série en cinq matchs.

Le chiffre de la semaine 142:09

La longueur du cinquième match opposant le CSKA de Moscou et le Jokerit d’Helsinki, qui a pris fin en début de cinquième période de prolongation. Le Jokerit l’a finalement emporté à 1 h 33 vendredi matin. Il s’agit d’une nouvelle marque pour le match le plus long dans la KHL. Le CSKA et le Jokerit ont battu de 16 minutes l’ancien record, établi en 2014 par le Lev de Prague et le Donbass de Donetsk.