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Cafection, le café qui réveille les Américains

Le centre de production de Québec appelé à jouer un plus grand rôle aux É.-U.

François Baron, chef de la direction de Cafection à Québec
Photo courtoisie Selon François Baron, chef de la direction de Cafection, les Japonais souhaitent faire l’acquisition de machines à café fabriquées à Québec.

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Le fabricant de machines à café Cafection de Québec accroît sa force de vente aux États-Unis à la suite d’une transaction qui pourrait lui permettre de faire passer son chiffre d’affaires de 40 à 100 millions de dollars d’ici cinq ans.

L’an dernier, le Groupe Evoca, détenu par le fonds américain Lone Star, a acheté 66 % des parts de Cafection, qui était déjà numéro 1 en Amérique du Nord. Après des efforts pour déloger Cafection de cette position, Evoca a plutôt choisi de devenir son principal partenaire.

Les machines à café frais moulu infusé tasse par tasse de Cafection sont déjà présentes dans de grandes entreprises aux États-Unis comme Google, YouTube, Apple, Facebook, Microsoft et plusieurs autres.

Bien que le Groupe Evoca soit un leader mondial dans de nombreux pays, il lui restait à conquérir les États-Unis et le Canada, où la consommation de café filtre demeure largement répandue par rapport au café court qui est sa spécialité.

Une des machines Cafection fabriquées à Québec.
Photo courtoisie
Une des machines Cafection fabriquées à Québec.

Une offre élargie

« Ça fait 15 ans qu’Evoca essaie de pénétrer le marché nord-américain. Les gens qui travaillent dans des bureaux ne boivent pas de café espresso. Il y a un marché, mais le gros volume n’est pas là », a soutenu François Baron, chef de la direction de Cafection, qui a gardé 33 % des parts de la compagnie fondée par ses parents.

Au début du mois, le Groupe Evoca a procédé à une nouvelle acquisition en achetant les actifs du distributeur américain de machines à café VE Global Solutions, ce qui laisse maintenant le champ libre à Cafection pour continuer à développer ce marché.

« Ma force de vente passe maintenant de 8 à 14 représentants. Cela va nous permettre de renforcer encore plus notre stratégie de développement là-bas, où Cafection réalise 96 % de son chiffre d’affaires », a souligné M. Baron, qui se réjouit de cette nouvelle.

« Je n’avais pas de solutions à espresso, tandis que là, nous avons un catalogue complet de produits qui part de machines à 800 $ jusqu’à 7000 $. On a élargi notre offre de produits pour satisfaire tous les clients », a-t-il ajouté.

Rôle crucial

Le centre de production de Cafection de Québec est appelé à jouer un rôle crucial dans cette réorganisation, a-t-il indiqué. En plus de continuer à fabriquer des machines à café, la division québécoise assurera le rôle de centre de distribution des produits Evoca.

« Sans cela, je n’aurais jamais été capable d’atteindre la vitesse que j’ai présentement. La raison qui m’a donné le goût de vendre une partie de mon entreprise, c’est que je voulais grandir et accélérer sa croissance », a ajouté M. Baron, qui prévoit percer le marché de l’Asie d’ici six mois.


Cafection fabrique annuellement 7000 machines à café à Québec. Pour Evoca, la production tourne autour de 250 000.

Le café dans l’économie canadienne :

  • 160 000 emplois (restaurants, entreprises de transformation, franchises, etc.)
  • 6,2 G$ de ventes totales
  • 4,8 G$ ventes dans les restaurants
  • 1,4 G$ ventes dans les épiceries

Du café avant de l’eau !

Les breuvages les plus consommés « hier » par le groupe d’âge des 18 à 79 ans au pays :

  • 71 % café
  • 67 % eau du robinet
  • 48 % thé
  • 44 % eau embouteillée
  • 43 % alcool
  • 43 % lait
  • 32 % jus
  • 29 % boissons gazeuses
  • 3 % boissons énergisantes

Lieux de consommation du café :

À l’extérieur de la maison :

  • 2017 : 44 %
  • 2016 : 39 %
  • 2015 : 38 %

À la maison :

  • 2017 : 76 %
  • 2016 : 79 %
  • 2015 : 79 %

Source : Coffee Association of Canada