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[VIDÉO] Une baleine à bosse n’a pas survécu à son échouage aux Îles-de-la-Madeleine

Une baleine à bosse s’est échouée vivante dimanche aux Îles-de-la-Madeleine, et même si elle s’est débattue vivement, elle a succombé quelques heures plus tard.
Photo et vidéo, Daniel Cyr Une baleine à bosse s’est échouée vivante dimanche aux Îles-de-la-Madeleine, et même si elle s’est débattue vivement, elle a succombé quelques heures plus tard.

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Une baleine à bosse qui s’est échouée dimanche sur une plage des Îles-de-la-Madeleine s’est débattue vivement pendant quelques heures, mais n’a finalement pas survécu.

La présence de la baleine toujours vivante à demi échouée sur la plage de l’Étang du Nord a été signalée aux autorités dimanche après-midi vers 15h30.

Une personne s’est même approchée d’elle dans l’eau pour tenter de l’aider. Quand Urgences mammifères marins l’a su, des agents de la Sûreté du Québec ont été contactés compte tenu des risques. Rapidement, la personne est sortie de l’eau. C’est qu’elle aurait pu être blessée par le mastodonte de plus de cinq tonnes.

«Une baleine échouée vivante se débat pour retrouver sa liberté de mouvement. Il s’agit d’un comportement qui aurait pu engendrer un accident pour les personnes qui tentaient de prêter assistance à la baleine. Ça aurait pu être extrêmement dangereux même si l’intention était bonne», a dit Josiane Cabana, porte-parole du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM).

À son sort

Les experts ont rapidement déterminé que la baleine était amaigrie et que sa survie était comprise, même si on la ramenait au large. Elle était aussi très affaiblie. Au Québec, il n’existe pas d’équipes spécialisées pour les mammifères marins échoués vivants. Il aurait fallu en faire venir une de l’extérieur.

«Ces tentatives de sauvetage sont très risquées et nécessitent une logistique complexe. Vu la taille de la baleine et sa puissance, il est très risqué de manipuler ces animaux, de les déplacer ou même de procéder à une euthanasie, puisque cela requiert une grande dose de barbituriques dangereuse à manipuler», a aussi résumé Josiane Cabana.

Il avait été décidé que si le rorqual était toujours vivant le lendemain, une euthanasie aurait peut-être été tentée. En fin de soirée, les observateurs d’Urgences mammifères marins ont rapporté qu’elle était finalement immobile, inerte et balancée par les vagues.

Les experts tentent maintenant d’évaluer quelles études pourront être faites sur la carcasse.