/entertainment/music
Navigation

Une version remasterisée du mythique Deux cents nuits à l’heure de Fiori-Séguin pour ses 40 ans

Richard Séguin et Serge Fiori.
Photo Courtoisie Jean-Charles Labarre Richard Séguin et Serge Fiori.

Coup d'oeil sur cet article

Consacré disque de l’année lors du premier Gala de l’ADISQ, l’album Deux cents nuits à l’heure de Fiori-Séguin sera réédité, dans une version remasterisée, le 11 mai, à l’occasion de son 40e anniversaire.

L’album sur lequel on retrouve le succès Viens Danser, lancé en mai 1978, s’est vendu à 200 000 exemplaires. Il avait aussi remporté le Félix de Microsillon de l’année et le duo avait mis la main sur la statuette décernée au groupe de l’année en 1979.

Les amateurs de rock québécois trouveront, dans la version XL de Deux cents nuits à l’heure, les sept chansons qui ont été remasterisées, à partir des bandes originales, par Serge Fiori, Richard Séguin et l’ingénieur Ryan Morey.

Deux cents nuits à l’heure offrira, selon un communiqué de presse émis par Sony Musique, une expérience auditive plus riche et plus dynamique, mettant de l’avant les voix et les harmonies vocales du duo. L’album sera disponible en CD, en vinyle 180 g et en numérique.

Aventure difficile

Cet album mythique a été écrit au moment où Harmonium vivait ses derniers moments et que l’aventure des Séguin était terminée.

L’idée initiale était une collaboration à trois avec Michel Rivard. Le chanteur-guitariste s’est désisté du projet pour aller rejoindre son amoureuse de l’époque en Belgique.

La chanson Le Vent du fleuve, qu’il avait écrite pour ce projet, s’est retrouvée sur l’album Passagers de Beau Dommage.

Serge Fiori et Richard Séguin ont écrit, chacun, deux chansons et les titres Deux cents nuits à l’heure, Ça fait du bien et La Guitare des pays d’en haut ont été écrites à quatre mains.

L’album a été enregistré dans un immense chalet à Sainte-Adèle avec plusieurs musiciens de la tournée L’Heptade d’Harmonium. L’endroit, qui portait le nom de Club Playboy, était constitué de plusieurs chambres, avec des miroirs au plafond et une unité avec un lit en forme de cœur.

Dépassé par un concept, initialement intime, qui a pris plus d’envergure, Richard Séguin a décidé de quitter à la fin de l’enregistrement. Il est revenu une seule fois, par la suite, pour entendre le produit fini.

Le duo a donné un spectacle de rodage dans une petite salle de Sainte-Agathe dans les Laurentides et un deuxième concert dans un festival dans le sud de la France.

Fiori et Séguin ont décidé, en raison des attentes qui étaient élevées et de la pression qui était particulièrement forte, de ne plus donner de spectacles et de mettre un terme à cette aventure.

Richard Séguin et Serge Fiori.
Photo courtoisie