/entertainment/radio
Navigation

Le poisson d'avril de Marto Napoli qui dure depuis... 18 ans!

Le poisson d'avril de Marto Napoli qui dure depuis... 18 ans!
Photo courtoisie Marto Napoli

Coup d'oeil sur cet article

Salut, je m’appelle Marto Napoli, on m’appelle aussi le maître du monde, la mère Teresa du 418 ou l’enfant terrible de la radio à Québec depuis 18 ans, ou tout simplement: mon p’tit Martin d’amour! Oui, je suis majeur en radio, c’est cute!

Je me présente avec des statistiques, ça fait «Gretzky»!

  • 18 ans de radio à toujours animer à 18 h le soir.
  • J’ai encore vendu 20 000 de mes délectables bûches de Noël en décembre.
  • Je vends 100 000 savoureuses Saucisses-Marto par année.
  • 200 000 $ de denrées et de vêtements sont ramassés chaque Noël par ma fondation, «Marto et ses Ti-Pauvres». (Eh oui, j’ai remis des millions de dollars depuis toutes ces années.) ☺
  • Un record de 5354 émissions de radio de suite sans congé de maladie! Bye-bye, le record de 964 matchs consécutifs de Doug Jarvis! (Ma laryngite du 15 décembre 2017 a brisé ma straight.)
  • 62 émissions... C’est ma nouvelle straight sans congé de maladie depuis le 15 janvier 2018!
  • 5 nominations à l'ADISQ, 5 défaites.
  • 1 nomination aux Olivier, une autre défaite.
  • 22 fois, je me suis cassé les «palettes» sur le micro...

Ma jeunesse!

Le poisson d'avril de Marto Napoli qui dure depuis... 18 ans!
Photo courtoisie Marto Napoli

En passant, j’ai été nommé Lord of Blackwood en Écosse, mais mon village natal, c’est Saint-Alexandre-de-Kamouraska... et ce n’est pas en Italie!  Mon vrai nom est Martin-Edouard Castonguay, je suis le fils d’Edouard Castonguay, une légende du western, et d’Anita Ouellet, qui est une maman adorable et une femme politique du tonnerre! Je suis né le 8 juin 1979 et ma jeunesse a été magique. Dès l’âge de 3 ans, je faisais des spectacles musicaux avec ma famille. Je jouais déjà du piano comme un petit Beethoven et je chantais avec ma petite voix de rossignol... C’était si trognon! Toute ma jeunesse, j’ai parcouru l’Ontario, le Québec et le Nouveau-Brunswick dans le gros Winnebago de mes parents. Je pensais que c’était normal... mais c’est plus tard que j’ai compris que c’était extraordinaire, ce que mon papa avait fait. Il a fait vivre sa famille avec ses propres chansons!

Les pères de mes chums étaient pompiers, bouchers ou électriciens... Le mien était un vaillant cowboy! Maudit que j’aime mon père. Il est décédé il y a 12 ans. Attachez votre tuque, on avait 50 ans de différence et j’étais son premier fils! C’est capoté! À l’âge de 54 ans, il a eu mon petit frère David, qui est devenu mon meilleur ami. Il est beau, mon frère, je l’aime bien. Mon père m’a fait comprendre deux choses: sois authentique, mon gars, et tu dois comprendre que «tout est possible». Ma maman, c’est une maman parfaite et une combattante. Tous mes amis veulent l’adopter. Anita, c’est le sourire abondant, c’est la persévérance incarnée, c’est la motivation de réussir. Elle a animé pendant 25 ans à la radio de Rivière-du-Loup, cela a peut-être un lien avec le fait que j’aime beaucoup parler...

C’est-tu vrai que je suis ceinture noire 2e Dan en karaté?

La radio dans tout ça

En passant, j’ai étudié en langues et traduction. Au même cégep que Stephan Dupont, sauf qu'il était, lui, en «loisirs» à Rivière-du-Loup. Moi, au cégep, j’étais perdu raide, j’écoutais du Billy Ray Cyrus et du Pantera, je jouais du banjo passionnément, j’avais les cheveux aux pectoraux et les biceps trop gros! J’étais comme un dinosaure, laid, récipiendaire de la médaille du gouverneur, mais avec les cheveux de Dolly Parton. Ça transpirait le flop, mon affaire.  Jusqu’au jour où j’ai compris qu’il y avait un programme d’études en radio dans cette mégapole qu’est Jonquière! Je fonce au Saguenay sans hésitation, comme Forrest Gump l'aurait fait, pour apprendre à mixer de poussiéreux vinyles et à faire des interventions endormantes en ATM. Après deux ans à faire semblant d’étudier, on m’expulse du collège. Heureusement, j’avais eu le temps d’enregistrer le premier et seul démo de ma vie. Comme pochette, moi. Moi-même à poil sur le mont Jacob avec une chaussette sur la brindille! Je sais pas pourquoi j’ai fait ça, je voulais sûrement impressionner quelqu’un ou crier fort à la planète: «Salut, je m’appelle Marto et je veux dominer le monde... avec mon petit bas!»

Le poisson d'avril de Marto Napoli qui dure depuis... 18 ans!
Photo courtoisie Marto Napoli

J’ai envoyé ma cassette-démo à un certain Jean-François Fillion, que je considérais et que je considère toujours comme le roi de tous les médias. Jeff m’a pris en stage pour deux mois, malgré ma pochette de démo. Je suis donc arrivé à Radio X le 31 mars 2000. Le lendemain, en plein poisson d’avril, ma vie a changé. Live en ondes, Fillion n’aime pas du tout la job de son producteur, il le congédie en direct, c’est la folie furieuse, tout le monde capote et il annonce: «Je donne une nouvelle job à mon stagiaire, il est arrivé hier, il est spécial, différent et créatif, j’engage Marto comme producteur de mon show, Le monde parallèle
J’ai 20 ans, ça fait même pas 24 heures que je suis arrivé, pis Fillion me donne une job, live, en congédiant son «ancien» producteur. On était le 1er avril, c’était irréel, j’étais certain que c’était un poisson d’avril. Si oui, cette magnifique blague dure depuis 18 ans aujourd’hui.

Mes 11 ans à Radio X ont été spectaculaires, numéro 1 le soir avec le DRX, j’avais pour coanimateurs René Arthur, Vince Cauchon et Koloss. Humblement, je suis devenu une rockstar en tout juste quelques mois. Avec Marto la tournée, je pouvais faire le tour de la province, remplir l’aréna de Donnacona ou le Granada à Sherbrooke! C’est là que j’ai inventé l’«Armée du DRX», mes fidèles auditeurs sont devenus des soldats de guerre, le sentiment d’appartenance était incroyable. Mes 3000 «meilleurs auditeurs» ont leur numéro d’auditeur et presque 200 d’entre eux se sont fait réellement tatouer leur numéro, je te jure! La folie furieuse. En 2002, j’ai fondé ma collecte «Marto et ses Ti-Pauvres», j’étais tanné de voir du monde donner de la macédoine et du maïs en crème aux démunis.  Moi, je voulais ramasser des bonnes affaires appétissantes. Des chips, du chocolat et du bacon pour les enfants pauvres.

Le poisson d'avril de Marto Napoli qui dure depuis... 18 ans!
Photo courtoisie Marto Napoli

Ma première collecte s’est résumée à 64 $ de denrées. C’était la honte, je pleurais, je suis allé porter mes deux sacs à la Saint-Vincent de Paul, je ne comprenais pas pourquoi ça n’avait pas marché. Pourtant, ramasser du chocolat, ça devait être facile. Je n’ai pas abandonné: l’année suivante, les 64 $ se sont transformés en 600 $, puis en 6000 $, puis en 60 000 $, pour enfin atteindre des résultats magiques de 200 000 $ par Noël! Cette collecte, c’est ma plus grande réalisation, remettre autant de beaux jouets à des enfants défavorisés, à Noël, c’est vraiment émouvant et merveilleux. De voir des enfants remettre leurs propres jeux vidéo à d’autres enfants qui sont dans le besoin, c’est motivant et presque divin. Salutations distinguées à mes coanimateurs, qui m’ont toujours mis en valeur entre 2000 et 2011: Bourbonnais, Jacky Pop, So Happy, PS Tendresse, Jean Clôde et la belle Rita.

C’est-tu vrai que j’ai acheté une étoile dans le ciel en 2011?

Énergie, dans tout ça?

En passant, j’ai déjà joué au piano Qui a le droit? avec le vrai Patrick Bruel. J’en ai mouillé mes bobettes.

Le poisson d'avril de Marto Napoli qui dure depuis... 18 ans!
Photo courtoisie Marto Napoli

C’est en 2013 que le mythique Seb Lavoie m’offre d’animer à Radio Énergie. La vérité est que je me pensais tellement «rock and roll» et en contrôle de mes populaires shows de tournée que je ne comprenais pas vraiment ce que j’allais faire là. Je ne suis pas un DJ, je ne joue pas de pop et mes blagues drôlement douteuses ne sont pas «grand public». C’est alors qu’il m’a dit: «Marto, et si tes meilleures années étaient devant toi?» Ben maudit, il avait raison! On commence une distribution de feu de mes saucisses à la grandeur de la province avec Boucherie Beaulieu. 

Le poisson d'avril de Marto Napoli qui dure depuis... 18 ans!
Photo courtoisie Marto Napoli

Ensuite, j’invente une bûche de Noël au fudge et whiskey à l’érable avec Pâtisserie Michaud, comme Einstein l’a fait en science. Je me ramasse au gala Les Olivier et on s’achète un deuxième manoir! À Énergie, je retrouve ma fidèle collègue DJ Gen, ensuite j’engage Élodie. Oui, j’ai maintenant ma propre compagnie de production de radio. Je suis le premier à être surpris de tout ce qui m’arrive. On m’invite dans les écoles pour que j’y présente mes conférences, moi, le ti-cul qui a été expulsé de Jonquière. C’est toujours avec honneur que je présente aux jeunes élèves ma vieille devise: «Tout est possible!» On m’offre d’animer sept jours sur sept à Énergie, je dis: «Oui, monsieur», on construit un studio dans ma maison et un deuxième studio dans mon chalet à Jackman, dans le Maine. J’anime maintenant avec Dj Katt et Dj Marie-Élise, ces filles-là sont tellement meilleures que moi avec leurs idées en éruption et leur créativité.

Le poisson d'avril de Marto Napoli qui dure depuis... 18 ans!
Photo courtoisie Marto Napoli

C’est-tu vrai que c’est grâce à moi que Beauceville est sur le jeu Monopoly Canada?

Mes influences

En passant, je travaille pour ramener Les insolences d’un téléphone dans la région de Québec.

Mon Big Four:

Jeff Fillion, le master que j’écoutais dans mon adolescence. Je lui dois ma carrière. Il a aussi fait décoller la vie radiophonique de ma femme Patricia. On se parle moins, Jeff et moi, ça me fait de la peine, je vais le texter demain.

Roger Drolet, cette légende de CKAC qui m’a donné le nom de Napoli. Alors que plusieurs pensent que c’est Luigi Napoli, à Jonquière, qui est la source de mon nom de famille, c’est faux, car je ne l’ai jamais eu comme professeur. Roger Drolet représentait pour moi la folie, la création pure d’une famille avec ses auditeurs, la facilité, aussi, de combiner la radio avec des événements. Pour ce qui est du prénom italien «Marto» avec un O, on comprend que c’est juste une transformation de mon prénom Martin, ce petit bout d’histoire n’est pas digne de George Lucas...


Howard Stern, avec son film Private Parts. Un film mythique qui m’a fait comprendre, encore une fois, que tout est possible. Stern était laid, trop grand, trop mince, bref, comme un spaghetti pas cuit... Mais avec ses convictions et son humour douteux, il est devenu une légende des médias à la grandeur de la planète!

Tex Lecor et ses coups de téléphone. Tex m’a toujours fait rire. Ses imitations, ou lorsqu’il changeait sa voix, c’était toujours discutable, mais toujours authentique. Il est temps de ramener Les insolences à Québec.

C’est-tu vrai que j’ai déjà sauvé la vie d’un suicidaire sur le pont de Québec?

Mes événements rassembleurs

En passant, Shawn Barker et Véronique Cloutier étaient à mon mariage en 2011.

Le poisson d'avril de Marto Napoli qui dure depuis... 18 ans!
Photo courtoisie Marto Napoli

Pour moi, animer à la radio ou faire un YouTube ou animer sur un stage, c’est complémentaire et primordial. C’est naturellement que j’ai inventé plusieurs événements rassembleurs. Le Tintamarre, la plus grosse bataille de fusils à l’eau au Canada. Oui, on s’est ramassé 4000 guerriers sur les Plaines, armés de fusils à l’eau! Le Cinco de Mayo pour mes amigos hispanophones, la Super Slide avec des milliers de participants, le Grand Prix 3-Skis, le défi Lumberjack au Carnaval de Québec ou le Québec Bacon Fest avec ses 10 000 festivaliers! J’adore faire de la scène, je fais plus de 75 événements annuellement, ça vient sûrement du talent de mon vieux père. J’adore faire de la radio, ça vient sûrement du sourire de ma mère. Parfois, je m’ennuie du Château Blanc à Saint-Éphrem ou du Balmoral à Thetford, avec 1200 auditeurs par soir qui venaient me voir live. C’était irréel, on se pensait plus forts qu’Iron Man.  Toute ma carrière j’ai animé à 18 h, c’est ma case horaire préférée. En tournée, je peux confirmer que je suis le seul et unique animateur qui a fait des shows à Tingwick, Warwick et Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, et ce, dans le même week-end.

Le poisson d'avril de Marto Napoli qui dure depuis... 18 ans!
Photo courtoisie Marto Napoli

C’est-tu vrai que je sais jouer de la mandoline pis que je suis presque bon?

Ma famille à moi!

En passant, je suis propriétaire d’un terrain de camping à Édimbourg, en Écosse.

Le poisson d'avril de Marto Napoli qui dure depuis... 18 ans!
Photo courtoisie Marto Napoli

Depuis plus de 10 ans, ma blonde, ma femme, ma Wonder Woman, c’est Patricia Vincent. On va se dire la vérité, elle est beaucoup trop belle pour moi. Des fois, je me dis qu’elle doit avoir pitié de moi ou que c’est un programme d’aide pour les gros chauves comme moi. Tout le monde pense qu’on s’est connus lors de son stage à Radio X, mais non. On se connaissait avant cette période, on avait décidé de jouer la comédie pour ne pas nuire à son début de carrière. On était vraiment de bons comédiens, dignes de Watatatow! Patricia est vraiment solide, elle a géré à travers les années Jeff Fillion et Stephan Dupont, ainsi qu’un certain Napoli, au quotidien. Notre force nucléaire s’appelle Eduardo, c’est notre fils de 5 ans. Ce kid est incroyable, avec ses cheveux de feu et sa connaissance troublante de l’espagnol! C’est mon superhéros et il est full bon en karaté. Edouard pense encore que tous les humains de la planète font de la radio tous les jours, cutie pie! J’ai aussi ma famille de job, avec ma directrice Sophie et mon agent Dan Blouin. Tu comprends que «Marto», c’est 10 personnes!

Le poisson d'avril de Marto Napoli qui dure depuis... 18 ans!
Photo courtoisie Marto Napoli

C’est-tu vrai que mon premier char était un Pontiac Fiero?

À part travailler 7 sur 7, des passe-temps?

Je vais au gym et je regarde la lutte.

Le futur de la radio, je vois ça comment?

En passant, ma couleur préférée, c’est le bleu.

Il est évident que le futur de la radio est une combinaison entre le FM et le web. Faut être «360 degrés» et très polyvalent. On se dit la vérité: ce qui m’a toujours aidé, c’est mon côté hybride. Je fais des émissions parlées captivantes tout en mixant du bon beat, c’est l’histoire de ma vie. J’écoute toujours mes auditeurs et, lorsqu’ils sont en ondes, je leur permets de raconter leurs préoccupations en m’assurant de toujours les quitter avec un sourire. Je veux aussi me lancer dans les émissions ciblées dans les boîtes vocales. Prendre le temps de faire de courtes émissions d'une minute, de façon personnalisée, dans des boîtes vocales d’auditeurs, au hasard. Ça va être fou. Imagine le gars qui écoute ses messages sur son cellulaire et qui se ramasse avec une émission turbo à Marto sur sa propre boîte vocale. Je veux l’essayer.

C’est-tu vrai que mes bras sont gros comme des troncs d’arbre?

Mes projets, mes projets

Je rêve vraiment de développer ma collecte «Marto et ses Ti-Pauvres» à la grandeur du Québec, car tous les enfants méritent d’avoir un temps des Fêtes heureux. Je suis en plein développement de ma propre pizza congelée, qui va contenir du fameux bacon... et du gluten! J’adore le succès de mes produits alimentaires et j’aime travailler à la mise en marché. Je n’ai pas étudié dans ça, mais ça me passionne énormément, j’y vais par instinct. J’aime le bacon, donc tout le monde aime le bacon! J’élabore aussi mon nouveau projet environnementaliste Planète B. Je veux redonner une seconde vie aux gros réservoirs d’eau potable, un peu comme Jésus et sa résurrection. Celui de Saint-Étienne est très laid et ne fait pas honneur à la ville. Je veux remplacer et modifier ces pollutions visuelles par de belles créations artistiques. Dernièrement, je veux compléter un vieux rêve que j’avais avec mon défunt complice Bob Bissonnette. Faire une tournée de spectacles aux États-Unis. Pour 2019, le plan est de faire une tournée de Jackman à Plattsburgh, en passant par Skowhegan et Burlington, au Vermont, afin de démontrer à l’Amérique du Nord que tout est possible.

Le poisson d'avril de Marto Napoli qui dure depuis... 18 ans!
Photo courtoisie Marto Napoli

Comme le dit Alan Jackson: «Faith, hope and love», et le plus important, dans tout ça, c’est l’amour.

Je célèbre mes 18 ans de radio à Québec en ce 1er avril 2018... Et si tout ce que j’ai écrit était... VRAI? ☺