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Les infirmières de Lévis iront travailler... avec leur brosse à dents

Laurier Ouellet, président du syndicat des professionnelles en soins de Chaudière-Appalaches, et Carole Mercier
PHOTO JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS Laurier Ouellet, président du syndicat des professionnelles en soins de Chaudière-Appalaches, et Carole Mercier

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Les infirmières de Lévis apporteront dorénavant leur brosse à dents au travail, en guise de manifestation contre les heures de travail supplémentaires obligatoires.

«Lorsqu’elles [les infirmières] arrivent au travail, elles ne savent jamais quand elles vont pouvoir rentrer chez elles et si elles seront obligées de rester», affirme Laurier Ouellet, président du syndicat des professionnelles en soins de Chaudière-Appalaches (SPSCA), représentant 3450 infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes.

D’autres moyens de pression sont prévus, comme le port d’autocollants, de vêtements noirs et de cordons lumineux. Des publicités seront également envoyées dans différents médias au cours des prochains jours, mentionne M. Ouellet. «La mobilisation est à son plus haut niveau, les infirmières sont prêtes à se battre», indique-t-il, promettant d’ailleurs un «dérapage» si l’employeur ne revoit pas sa position rapidement.

La flexibilité et la mobilité du personnel sont les deux principaux points qui achoppent. «L’employeur veut annuler le préavis de sept jours pour nous changer de quart de travail et le remplacer par une heure. Il veut également pouvoir nous envoyer travailler dans un rayon de 70 kilomètres, c’est inacceptable», indique M. Ouellet.

Quelques jours après le refus majoritaire des offres patronales quant aux conditions de travail des infirmières, les négociations avec le CISSS de Chaudière-Appalaches sont au point mort. Le syndicat a quitté la table de négociations le 8 mars dernier. Les deux parties ont jusqu’en octobre pour en arriver à une entente.