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Applaudis, malgré tout

Applaudis, malgré tout
JOEL LEMAY/AGENCE QMI

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Le dernier match local d’une saison est censé être la soirée d’appréciation, celle où les amateurs témoignent leur reconnaissance pour le spectacle qu’on leur a présenté.

Les partisans du Canadien n’ont pas eu grand-chose à apprécier au cours de cette saison pénible, aux allures d’une mauvaise grippe qu’on traîne durant tout l’hiver.

Malgré cette campagne désastreuse, le public a pris soin d’applaudir comme il se doit mardi soir Brendan Gallagher et Paul Byron, après qu’ils eurent été présentés sur la patinoire en raison de leurs honneurs individuels (Coupe Molson pour un, trophée Jacques-Beauchamp pour l’autre), de même que Carey Price, qui a établi une marque d’équipe pour le plus grand nombre de matchs disputés (557) dans l’uniforme du Canadien.

Une belle ovation

Des messages de félicitations de la part de Patrick Roy et de Ken Dryden ont défilé à l’écran géant pendant une pause tôt dans la rencontre et cela a mis la table à une belle et longue ovation accordée à Price. Le moment était parfaitement choisi. Carey venait de réaliser deux beaux arrêts et c’était avant que les Jets inscrivent deux buts en moins de deux minutes en première période.

Price s'est dit très touché par l’ovation. Ça lui a fait chaud au coeur. Il a grandement apprécié que le public lui pardonne la très mauvaise saison qu’il a connue. Ce sera à lui maintenant de prendre les moyens pour se racheter la saison prochaine.

Une 52e défaite

Ce dernier match local de la saison a été à l’image de la saison de Price. Il a effectué quelques beaux arrêts, mais il a tout de même été victime de deux mauvais buts, dans un revers de 5 à 4 subi en prolongation face aux Jets. Il s’agissait d’une 52e défaite pour le CH cette saison, soit 39 en temps réglementaire et 13 en bris d’égalité. Ayoye!

On a maintes fois reproché au Canadien un manque d’effort collectif cette saison, mais pour ce dernier match au Centre Bell, les joueurs de Claude Julien ont su combler un déficit de 0-3 contre l’une des meilleures équipes de la ligue pour pousser la rencontre en prolongation.

Une fois le match terminé, les joueurs ont poursuivi la tradition de remettre les chandails à des fans et à signer quelques autographes avant de quitter la patinoire devant des gradins presque vides. Ça manquait de chaleur, mais il n’y avait aucune raison de célébrer, après tout...