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Grand ménage à la raffinerie Jean-Gaulin qui fermera 60 jours

236 M$ seront investis en 2018 pour l’inspection et la mise à niveau des équipements

Malgré la tempête, les équipes étaient à l’œuvre mercredi pour préparer l’arrêt de la production à la raffinerie Jean-Gaulin de Lévis. Sur la photo, de gauche à droite, Yves Lachance, directeur de la planification des arrêts, Jean Baron, directeur construction et entretien majeur, Francine Marois, directrice principale groupe technique, Martine Péloquin, vice-présidente et directrice générale de la raffinerie Jean-Gaulin, Carl Marcotte, directeur principal des opérations, et Pierre Martel, directeur principal entretien.  
Photo Stevens LeBlanc Malgré la tempête, les équipes étaient à l’œuvre mercredi pour préparer l’arrêt de la production à la raffinerie Jean-Gaulin de Lévis. Sur la photo, de gauche à droite, Yves Lachance, directeur de la planification des arrêts, Jean Baron, directeur construction et entretien majeur, Francine Marois, directrice principale groupe technique, Martine Péloquin, vice-présidente et directrice générale de la raffinerie Jean-Gaulin, Carl Marcotte, directeur principal des opérations, et Pierre Martel, directeur principal entretien.  

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La raffinerie Jean-Gaulin, qui répond à 70 % de la demande de pétrole au Québec, cessera temporairement ses activités pendant 60 jours pour permettre la réalisation d’importants travaux, à compter du 8 avril.

Énergie Valero investira 500 M$ d’ici les quatre prochaines années, dont 236 M$ en 2018 qui seront consacrés en grande partie à la réalisation de ce projet.

« On arrête au complet pour réaliser des travaux d’entretien, de nettoyage, d’inspection et de réparation au besoin. C’est une opération majeure que l’on exécute tous les cinq ans », a expliqué Martine Péloquin, vice-présidente et directrice générale de la raffinerie.

Les 500 employés seront mis à contribution, en plus des nombreux sous-traitants qui seront appelés. Au total, 1400 travailleurs contribueront à cette opération qui monopolisera des ressources sept jours par semaine, 24 heures par jour. Le dernier arrêt du genre remonte à 2013.

« On planifie cet arrêt depuis presque deux ans. Il y a une séquence ordonnée que l’on doit respecter. Lorsqu’on arrête la raffinerie, il faut dépressuriser nos équipements en utilisant notre torchère. On ne peut pas tous les dépressuriser en même temps. Il faut respecter les capacités de dépressurisation, tout en protégeant nos équipements », a poursuivi Mme Péloquin.

Inventaires élevés

Énergie Valero a prévu le coup en constituant des inventaires élevés. De plus, des bateaux-citernes arriveront au quai de la raffinerie avec des produits finis pour la période que dureront les travaux.

« On va assurer l’approvisionnement. Il y a des produits qui vont arriver des États-Unis en provenance d’autres raffineries appartenant à Valero », a ajouté la vice-présidente et directrice générale.

Il existe deux raffineries au Québec. À part Jean-Gaulin, avec sa capacité de production de 265 000 barils par jour, on retrouve Suncor à Montréal, capable de produire 137 000 barils par jour.

D’autres projets

Parmi les autres projets à venir, Valero prévoit construire une nouvelle usine de traitement des eaux au coût de 40 M$ en 2019. Un autre investissement de 60 M$ est prévu pour réduire le soufre dans les essences, avec l’entrée en vigueur de nouvelles réglementations.

Un deuxième arrêt, cette fois-ci plus petit, est prévu vers la fin 2019. « Cette année, c’est tellement gros qu’il n’y a pas assez de main-d’œuvre pour faire toutes les unités en même temps. Ce second arrêt ne nécessitera pas l’arrêt complet de la raffinerie. Seulement de quelques unités », a mentionné Mme Péloquin.

La raffinerie Jean-Gaulin génère des millions de dollars en retombées économiques, avec 1200 fournisseurs, dont 400 dans la région de Québec.

 

Arrêt de production à la raffinerie

  • 161 équipements inspectés
  • 1200 travaux divers effectués
  • 1400 travailleurs à l’œuvre