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[VIDÉO] Cannabis dans les lieux publics: la ministre Charlebois sort de ses gonds

fondation Jean Lapointe
La ministre Lucie Charlebois Photo Simon Clark


La ministre Lucie Charlebois, qui pilote le projet de loi sur le cannabis, a perdu patience lundi après-midi face aux partis de l’opposition qui demandaient d’interdire de fumer du cannabis dans les lieux publics.

« Je suis tellement en maudit ! » s’est insurgée la ministre Charlebois lors de l’étude détaillée du projet de loi 157 qui a lieu au Salon rouge, à Québec.

Le Parti québécois avait d’abord proposé un amendement afin qu’il soit interdit de fumer dans une rue ou dans tout autre endroit public à l’exception des lieux que les villes désigneraient.

La CAQ a renchéri en demandant qu’il soit interdit de fumer du cannabis dans tous les lieux publics partout au Québec. Un consommateur ne pourrait fumer qu’à sa résidence privée ou en logement, mais seulement si le propriétaire l’autorise.

Piquée au vif

La ministre a alors été piquée au vif par le caquiste Simon Jolin-Barrette qui l’a accusée de prendre l’encadrement du cannabis à la légère, affirmant au passage que le cannabis causait des « ravages », selon lui.

« De dire que je prends ça à la légère [...] Come on, Monsieur le Président ! » a réagi la ministre.

Puis tour à tour, le député et la ministre ont critiqué l’attitude de leur adversaire.

Avant de voter contre les amendements des partis de l’opposition, la ministre a cité les nombreux endroits où il sera interdit de fumer du pot et qui s’ajoutent aux endroits où il est déjà interdit de fumer la cigarette.

Elle a notamment cité les services de garde, les aires extérieures de jeu destinées aux enfants et qui accueillent le public, les aires communes des immeubles d’habitation comportant deux logements ou plus, les abribus et les bars.

La ministre a ajouté que les municipalités auront toute la liberté d’ajouter des lieux où il sera interdit de fumer du pot.

Course contre la montre

Le gouvernement est engagé dans une course contre la montre pour faire adopter sa loi.

Il a effectivement jusqu’à la fin de la session parlementaire, le 15 juin, pour faire adopter le projet de loi 157 puisqu’il n’y aura pas de travaux à l’Assemblée nationale, cet automne, en raison de la campagne électorale.

Si le projet n’est pas adopté à temps, ce sera alors la loi fédérale, moins restrictive, qui s’appliquera.

 

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