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Les acquisitions des Blue Jays

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Photo d’archives En ce début de saison, le gérant des Blue Jays, John Gibbons, donne l’impression de vouloir ménager ses vétérans et ses joueurs les plus fragiles.

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À l’instar de bien des observateurs, j’avoue que j’étais quelque peu déçu des acquisitions faites par les Blue Jays au cours de la saison morte. Pas au niveau des releveurs, car je voyais d’un très bon œil l’arrivée des vétérans John Axford, Tyler Clippard et Seung Hwan Oh pour appuyer Roberto Osuna et Ryan Tepera.

Ces trois releveurs sont expérimentés et tous les trois peuvent, à l’occasion, s’amener en neuvième manche pour sceller l’issue d’un match.

Par contre, j’avais et j’ai toujours des réserves en ce qui concerne les acquisitions de Curtis Granderson et de Randal Grichuk.

Granderson a 37 ans et il est vulnérable pour les retraits au bâton, tout comme Grichuk. La saison est encore bien jeune, mais jusqu’à présent, les deux voltigeurs ne m’ont pas agréablement surpris.

Luke Maile, l’adjoint de Russell Martin, se débrouille bien en défense et il a obtenu quelques coups sûrs importants malgré sa réputation de faible cogneur. Mais, j’aurais bien aimé qu’on le remplace par un receveur plus doué en attaque.

Je félicite par contre le gérant John Gibbons d’avoir pris la décision d’accorder des jours de repos à Russell Martin et Devon Travis.

Russell a 35 ans et commence à se ressentir des nombreux matchs passés accroupi derrière le marbre tandis que Travis a démontré par le passé qu’il était fragile.

Les joueurs de soutien

De toute façon, Gibbons peut se permettre d’agir ainsi à cause de la polyvalence des réservistes Gift Ngoepe, Aledmys Diaz et Yangervis Solarte. On pourrait même lui suggérer d’adopter la même politique dans le cas de Josh Donaldson.

Il est évident que la troupe torontoise a connu un bien meilleur début de saison que l’an dernier. Surtout en arrachant deux victoires aux Yankees, et ce, aux dépens de leurs réputés releveurs.

Mais l’aspect le plus important de ce début de campagne, c’est que les Blue Jays ont évité de visiter l’infirmerie.

L’âge moyen des équipes

Si on vous demandait d’identifier l’équipe des ligues majeures dont l’âge moyen est le plus jeune et celle qui est la plus âgée, quelle serait votre réponse ?

Dans la Ligue américaine, ce sont les Yankees qui, lors du match d’ouverture, affichaient un âge moyen de 28,04 ans pour leurs 25 joueurs tandis que les Blue Jays présentaient l’équipe la plus vieille avec un âge moyen de 31,01 ans.

Surpris ? Oui et non dans mon cas. Sans être dans une phase de reconstruction, j’étais loin de penser que les Bombardiers du Bronx étaient aussi jeunes. C’est une bien mauvaise nouvelle pour leurs rivaux, car avec autant de talent, ils seront une menace pour plusieurs années à venir.

Dans la Ligue nationale, ce n’est une surprise pour personne que de retrouver les Phillies en tête de liste comme la plus jeune avec une moyenne de 26,92 ans pour leurs 25 joueurs tandis que ce sont les Giants qui forment l’équipe la plus âgée avec une moyenne d’âge de 30,15 ans.

Parmi les équipes qui sont des candidates logiques aux séries d’après-saison, les Nationals (29,77 ans), les Dodgers (29,05 ans) et les Cubs (28,80 ans) sont les plus âgées dans la Ligue nationale tandis que dans l’Américaine, les Indians (30,08 ans), les Astros (29,34 ans) et les Red Sox (28,37 ans) affichent les moyennes les plus élevées.

Mais les Yankees font vraiment cavalier seul avec les plus jeunes joueurs talentueux.


L’unique Rod Carew

Seulement quatre frappeurs revendiquent l’exploit d’avoir gagné quatre championnats des frappeurs d’affilée dans la Ligue américaine,

Napoléon Lajoie a été le premier à le réussir, soit de 1901 à 1904 tandis que Ty Cobb l’a fait de 1911 à 1915. Rod Carew a réédité l’exploit de 1972 à 1975 tandis que Wade Boggs est le dernier à l’avoir fait, soit de 1985 à 1988.

Il faut toutefois préciser que Carew a aussi été champion frappeur en 1969, 1977 et 1978.

Carew revendique également le record d’avoir réussi deux triples dans un même match d’étoiles, soit en 1978. Et sa victime avait été nul autre que Vida Blue.


Yawkey perdrait sa rue

Les Red Sox de Boston ont été la dernière équipe des majeures à embaucher un joueur noir, en 1959, en la personne de Pumpsie Green.

C’était alors sous l’empire de Tom Yawkey, à qui on a toujours reproché d’être raciste et qui a été propriétaire des Red Sox de 1933 à 1976.

Sa succession a gardé le contrôle de l’équipe jusqu’en 2002 alors que John Henry l’a achetée.

Les Red Sox ont demandé à la ville de Boston de pouvoir changer le nom de Yawkey Way à celui de Jersey Street, qui, d’ailleurs, était le nom original de cette rue jusqu’en 1977.


Un porte-bonheur

Carlos Ruiz a vu son nom jumelé aux lanceurs qui ont signé un match sans point ni coup sûr dans la Ligue nationale.

Il était le receveur de Roy Halladay qui a lancé un match parfait avec les Phillies contre les Marlins, le 29 mai 2010 et aussi lors de son match sans point ni coup sûr contre les Reds, le 10 octobre 2010.

Il était également le receveur des Rangers lorsque Cole Hamels, Jake Dickman, Ken Giles et Jonathan Papelbon ont uni leurs efforts, pour un exploit du genre contre les Braves, le 1er septembre 2014 et aussi lorsque Hamels l’a réussi, seul cette fois, contre les Cubs, le 25 juillet 2015.


L’exploit de Sandberg

Ryne Sandberg a été élu au Panthéon du baseball en 2005. Ancien joueur d’arrêt-court, c’est au deuxième but qu’il s’est surtout illustré avec les Cubs de Chicago.

Il a d’ailleurs été le dernier joueur de deuxième but à dominer la Ligue nationale au chapitre des circuits avec 40, en 1990.

Il excellait aussi en défense, ayant mérité neuf Gants d’Or à ce poste au cours de sa carrière. Seul Roberto Alomar le devance à ce chapitre avec dix.