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Tout pointe vers Price et Pacioretty

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Photo AFP Le problème d’attitude chez le Canadien de Montréal passe sans aucun doute par Max Pacioretty et Carey Price

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Geoff Molson et Marc Bergevin n’ont pas fait preuve d’autant de transparence qu’ils l’ont prétendu, lors de leur bilan annuel, lundi dernier. Par contre, à la lumière de leurs propos, on peut affirmer sans se tromper que le problème d’attitude dans le vestiaire de l’équipe vient de deux joueurs : Carey Price et Max Pacioretty.

Il ne suffit que de faire des liens rapides et on en vient facilement à cette conclusion. Après tout, si un joueur rappelé des mineurs, un attaquant de troisième ou un cinquième défenseur avait des problèmes d’attitude, il serait fort surprenant que ça ait un impact négatif sur le vestiaire au complet.

Quand on parle d’attitude dans un vestiaire, on parle des meilleurs, des joueurs sur qui les autres se basent. Oui, Jonathan Drouin n’a pas connu une saison à la hauteur des attentes, mais il ne fait pas (encore) partie des leaders du Canadien.

En faisant le tour de l’effectif du Canadien, il est clair qu’il n’y a que Pacioretty et Price dont la mauvaise attitude peut avoir un impact négatif sur la totalité des joueurs.

Je me trompe peut-être. Par contre, encore une fois, le Canadien nous a laissés un peu dans le néant. On a parlé de problème d’attitude, sans donner de noms.

L’entraîneur ?

Certaines personnes se sont demandé pourquoi Claude Julien n’était pas à la table avec Marc Bergevin et Geoff Molson, lundi dernier.

À mes yeux, c’était la chose à faire. Claude a été au front toute l’année, répondant aux questions des journalistes après chaque rencontre. Il a collaboré activement, cette saison.

Il est clair que la campagne 2017-2018 a été éreintante pour le pilote du Tricolore. À la fin, on a senti son impatience, sa frustration. Il a même osé faire certaines déclarations qui pointaient directement le deuxième étage.

À moins que ce soit au personnel d’entraîneur à qui on reproche une mauvaise attitude ?

Encore là, la fausse transparence du Canadien nous empêche d’en avoir le cœur net.

Chose certaine, Bergevin et Molson ont quitté le point de presse de lundi, soulagés. Ç’aurait pu être bien pire.

Toutefois, en plus de ne pas savoir exactement à qui est attribuable l’attitude malsaine dans le vestiaire, on ne connaît pas plus les grandes lignes du plan de Bergevin.

Souhaitons pour les partisans de l’équipe qu’il y ait une clause dans ce plan qui dit que l’équipe doit arrêter de donner des chances à des joueurs finis.

La loterie

Le directeur général du Canadien pourrait obtenir un petit coup de pouce dans son plan, le 28 avril prochain. C’est à ce moment que la loterie en vue du prochain repêchage de la LNH sera effectuée. En ce moment, le Canadien détient 9,5 % des chances d’obtenir le tout premier choix.

Avouons d’ailleurs qu’il n’y a rien de glorieux à remporter une loterie à laquelle prennent part les 15 pires formations de la LNH.

Du bon hockey

Heureusement pour les amateurs de la rondelle noire, les séries éliminatoires sont excitantes à souhait !

Je ne suis pas en faveur de la formule actuelle des séries, mais je dois admettre que, pour le spectacle, c’est réussi. De savoir que les Bruins de Boston ou les Maple Leafs de Toronto seront éliminés dès le premier tour me rend perplexe.

Mais pour l’amateur de hockey, c’est du bonbon.

– Propos recueillis par Kevin Dubé

 

Les échos de Bergie

BONNE CHANCE, PHILIPPE

Philippe Boucher a pris tout le monde par surprise en annonçant qu’il démissionnait de son poste d’entraîneur et directeur général des Remparts de Québec. Dans son point de presse, il a fait preuve de beaucoup de franchise. Il a reconnu ne pas être un entraîneur de carrière et ne pas se voir aller plus loin dans le hockey, en tant qu’entraîneur. Je lui souhaite maintenant la meilleure des chances dans ses projets futurs. Maintenant, évidemment, les yeux sont tournés vers Jacques Tanguay qui aura le mandat de le remplacer. Il est clair dans ma tête qu’il aura une très longue conversation avec son bon ami Patrick Roy. Lorsqu’il a su que Philippe Boucher partait, je suis persuadé que Roy a pensé à revenir. Le fera-t-il vraiment ? Ça reste à voir. Par contre, Patrick est un passionné, un entraîneur de carrière et surtout quelqu’un de très attaché aux Remparts et à Québec. Je ne serais pas surpris de le revoir derrière le banc des Remparts un jour.

VIGNEAULT À DALLAS ?

Ken Hitchkock a annoncé hier qu’il prenait sa retraite du hockey. Je dois dire tout d’abord que je n’ai pas compris pourquoi les Stars de Dallas l’avaient engagé. Maintenant, Dallas serait l’endroit parfait pour Alain Vigneault. Les Stars comptent sur plusieurs bons vétérans et Vigneault serait l’homme de la situation. Il doit être, à mon avis, le candidat numéro un en ce moment. Et parlant d’entraîneurs, je ne suis pas certain que Guy Boucher se sente en sécurité en ce moment. Les propos du directeur général des Sénateurs Pierre Dorion ne laissent rien présager de bon pour l’avenir de Boucher à Ottawa.

CROSBY, DOMINANT 

Le capitaine des Penguins de Pittsburgh est le joueur de l’heure dans la LNH. Dire qu’il y a deux ans, on se demandait si la fin n’approchait pas dans son cas en raison de plusieurs commotions cérébrales. C’est un véritable phénomène. Les trois buts qu’il a marqués lors du premier match contre les Flyers de Philadelphie ont permis de contempler toute l’étendue de son talent. Crosby est un véritable ambassadeur pour son sport, car il est respecté par tout le monde, autant par ses coéquipiers, ses adversaires que par les membres des médias et les partisans. C’est un athlète d’exception.