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Les deux passions de Jacques Leblanc

Le comédien, metteur en scène et musicien réalise un rêve en incarnant Salieri dans Amadeus

Jacques Leblanc lors des répétitions de la pièce Amadeus.
Photo courtoisie Stéphane Bourgeois Jacques Leblanc lors des répétitions de la pièce Amadeus.

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Jacques Leblanc avoue avoir versé plusieurs larmes lorsqu’on lui a offert de personnifier Salieri dans la pièce Amadeus. Un rôle qui lui permet de jumeler sa passion pour la musique et le théâtre.

« J’étais très ému lorsque le metteur en scène Alexandre Fecteau m’a contacté. J’ai pleuré beaucoup. J’étais heureux qu’une affaire aussi belle et aussi grande m’arrive », a laissé tomber le comédien, lors d’un entretien, dans le foyer de la salle Octave-Crémazie, au Grand Théâtre de Québec.

À l’affiche à partir de mardi, au Trident, Amadeus plonge dans la rivalité entre Antonio Salieri et le jeune prodige Wolfgang Amadeus Mozart.

Créée en 1979, la pièce du dramaturge anglais Peter Shaffer a inspiré le film de Milos Forman, qui a remporté huit Oscars, dont celui de meilleur film en 1985.

« Il s’agit d’une rencontre entre leurs talents et la façon dont ils abordent la musique. Salieri était fasciné par le génie de Mozart, mais il en était aussi très jaloux. Il avait une haine envers Dieu d’avoir donné ce talent à un être aussi vulgaire », a-t-il indiqué.

Connu pour son travail de comédien et de metteur en scène, Jacques Leblanc est aussi musicien. Il joue du piano, il a suivi des cours de violon durant 11 ans, il a fait partie de l’Orchestre du Conservatoire de musique de Trois-Rivières et joué dans de petits ensembles de musique de chambre.

Keven Geddes, Jonathan Bédard et Roxanne Bédard font partie du quatuor de chanteurs, complété par Marie-Andrée Mathieu.
Photo courtoisie Stéphane Bourgeois
Keven Geddes, Jonathan Bédard et Roxanne Bédard font partie du quatuor de chanteurs, complété par Marie-Andrée Mathieu.

On pourra le voir jouer un peu de violon et de clavecin dans Amadeus.

« J’ai l’impression de flirter avec la grâce et l’immense beauté. Ce rôle me permet de toucher à mes deux passions que sont le théâtre et la musique. C’est un grand rêve et une grande réalisation. C’est quelque chose qui me soulève », a-t-il fait savoir.

Gymnastique complexe

Déformation professionnelle, il raconte qu’il entend le nom des notes de musique dans sa tête lors des segments musicaux du spectacle.

En plus de mettre en vedette une imposante distribution de comédiens, avec Pierre-Olivier Grondin dans le rôle de Mozart, on retrouvera quatre chanteurs, un quatuor à cordes et une pianiste.

« Le personnage central de la pièce, précise Jacques Leblanc, c’est la musique de Mozart. C’est ce qui guide l’entièreté de l’histoire et de l’intrigue. Salieri avait tout à fait raison d’être jaloux. Sa musique est bonne, mais moins que celle de Mozart », a-t-il lancé en riant.

Dans sa préparation, Jacques Leblanc a dévoré une biographie de Salieri et écouté beaucoup de musiques écrites par les deux compositeurs. Il a volontairement évité de revoir le film de Milos Forman, mais il prévoit le regarder de nouveau dans les heures qui suivront la dernière représentation.

Pierre-Olivier Grondin personnifie Wolfgang Amadeus Mozart.
Photo courtoisie Stéphane Bourgeois
Pierre-Olivier Grondin personnifie Wolfgang Amadeus Mozart.

Le comédien précise qu’il a eu énormément de texte à apprendre. Plus encore que pour le rôle d’Harpagon qu’il avait joué dans L’Avare, à La Bordée, au printemps 2017.

Avec son travail de directeur du Conservatoire de Québec, Jacques Leblanc avoue avoir vécu une période de préparation particulièrement intense.

« C’est un des rôles qui a le plus de texte dans tous ceux que j’ai joués. Ce fut une gymnastique complexe, mais j’y suis arrivé. On y arrive toujours », a-t-il fait remarquer.


Amadeus est présenté du 24 avril au 19 mai au Trident.