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Québec légalise enfin le kick-boxing

Le gouvernement donne son aval à la pratique de ce sport en perte de vitesse

Kick-boxing
Photo d'archives Jusqu’à l’an dernier, le gouvernement québécois tolérait la pratique du kick-boxing sans la légaliser formellement.

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Le gouvernement Couillard a finalement légalisé le kick-boxing au Québec, dont la pratique mourait à petit feu depuis un peu plus d’un an en raison de l’immobilisme de Québec.

Un décret ministériel adopté mercredi dernier désigne maintenant le kick-boxing comme un « sport de combat amateur » et non plus comme un « combat concerté », ce qui le rend légal au Québec.

« Depuis le décret, je vais très bien ! » s’est réjoui Pierre Breton, directeur de la Corporation de kick-boxing amateur du Québec, en entrevue à l’Agence QMI.

L’association avait vu passer le nombre de combattants affiliés à son organisation de 900 à un peu plus de 300 au cours de la dernière année.

Depuis la modification de la loi canadienne sur les combats concertés en 2013, il revient aux provinces d’émettre un décret pour permettre la pratique des sports de combat.

Jusqu’à l’an dernier, Québec tolérait la pratique du kick-boxing sans la légaliser formellement, mais des plaintes à la police ont mené à l’annulation de plusieurs compétitions amateurs.

Hésitations

Depuis, M. Breton militait pour que Québec encadre la pratique du kick-boxing par le dépôt d’un décret ministériel.

Selon lui, certains parlementaires avaient des « hésitations » quant à la légalisation du sport, notamment en raison des risques de commotion cérébrale.

« Mais nous, on a toujours un médecin sur place lors de compétitions », a insisté M. Breton.

Il a d’ailleurs bon espoir que le nombre de combattants affiliés à son organisation reviendra au niveau d’il y a un an et que son sport retrouvera sa vigueur d’alors.